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SNUipp-Infos : Rased, Psy, PEMF, ASH 1er et 2nd degré


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Mis en ligne ou actualisé le : vendredi 30 novembre 2018

Pour en savoir plus sur :

ASH 1er et 2nd degré,
psychologues de l’éducation nationale,
maîtres formateurs

Publications ciblées : dossiers thématiques.
Les liens ci-dessous pointent vers le site national du SNUipp.

Élections professionnelles : votez

Quand un acte violent percute l’école comme l’agression d’une professeure, ce sont des mesures sécuritaires que propose le ministre : créer des centres éducatifs fermés, faire appel à des policiers à la retraite.
Ce ne sont pas des mesures éducatives comme le seraient une augmentation des effectifs de personnels éducatifs et d’enseignement, le renforcement d’équipes pluri-professionnelles, la création de classes ou d’espaces relais.
Et puis très concrètement, quel sera le budget de l’ éducation nationale pour ses psychologues, en termes de postes et de recrutement ?
Aucune référence non plus de la part du ministre au travail des psychologues. Leur implication et leur engagement aux côtés des élèves, des familles et des équipes enseignantes sont reconnus ainsi que leur expérience, notamment lors des situations de crise relatées dans ce numéro.
Suite au changement de gouvernement en 2017, certains engagements liés à la création du corps des PsyEN n’ont pas été tenus. Tout en défendant des situations individuelles, le SNUipp, avec la FSU, demande la reprise de discussions sur la formation (initiale, passerelle et continue) et sur la structuration du corps.
Il défend l’autonomie professionnelle des psychologues, un fonctionnement en collectif de psychologues, sans hiérarchie intermédiaire, pour faciliter l’authenticité et l’horizontalité des échanges professionnels.
Les élections professionnelles seront un moment important pour que les psychologues fassent entendre leur voix. Engagé-es au quotidien, dit le slogan de campagne de la FSU, un engagement pour une psychologie de proximité, ambitieuse au service du public !

Sur un air de moins disant éducatif

Le ministre continue à avancer seul, fort de ses partis pris.
Il utilise un arsenal de textes, voire même modifie la loi pour orienter les pratiques enseignantes et les apprentissages des élèves dans le sens qui correspond à son projet.
Si les ingrédients qu’il propose sont tous déjà connus, voire même éculés et n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité, c’est l’articulation entre eux qui fait la différence. La généralisation des évaluations au CP et au CE1 marque de manière significative l’entrée dans une nouvelle ère, celle « de la culture de l’évaluation » visant à piloter l’école par les résultats.
Les évaluations, dont la forme et le contenu détermineront aussi bien les contenus d’apprentissage que les méthodes que le ministère veut privilégier, permettront de contourner la liberté pédagogique pourtant inscrite dans la loi. S’affranchissant des constats des évaluations internationales sur la difficulté de nos élèves en compréhension, et proposant une méthode qui déchiffre (avec un fort accent mis sur la syllabique) et seulement après, met du sens, cela n’aura d’autres résultats que de conforter les inégalités scolaires.
Au vu des résultats aux évaluations, les enseignants se verront ‘‘remis en ligne’’ pour adhérer à LA méthode officielle, installée à grand renfort de conférences pédagogiques. Et comme ci cela ne suffisait pas, un projet de réforme de la formation initiale, assez inquiétant, est envisagé.
Loin de l’Ecole de la réussite de tous, le ministre nous prépare celle du moins-disant éducatif…

Enseignant : un métier de conception

Le ministre affirmait à son arrivée rue de Grenelle qu’il ne voulait pas tout bousculer. Et pourtant ! Fort de ses convictions, il voudrait mettre les enseignants au pas avec des recommandations écrites.
Celles-ci, loin d’instaurer de la confiance, sont censées vouloir transformer les enseignants en exécutants alors que le propre de leur métier est d’adapter leurs enseignements à leurs élèves.
Conseillers pédagogiques et formateurs sont concernés au premier chef par la volonté d’impulser ce virage. Les conséquences du repli sur les fondamentaux conduisent à des suppressions de postes de conseillers pédagogiques « spécialisés », des transformations des missions et surtout détournent les formateurs du terrain.

Ensemble, syndicats et ANCP&AF ont très vite réagi en publiant un manifeste réaffirmant le rôle des CP et formateurs, et la nécessité d’une formation de qualité qui prenne en compte les besoins des équipes.
A cela s’ajoutent les inquiétudes sur la remise en cause de la formation initiale. Si celle-ci doit être améliorée, cela ne saurait être un prétexte à davantage de précarité par le développement d’enseignants contractuels et une préparation didactique et aux gestes professionnels qui serait tronquée.
« Enseignant : un métier de conception » est ce que défend le SNUipp-FSU à travers une formation initiale et continue de qualité où les Conseillers pédagogiques et formateurs doivent prendre toute leur place. Elles sont facteurs de professionnalité et d’autonomie pour les enseignantes et les enseignants. Un impératif pour la réussite de tous les élèves.

Psychologues de l’Éducation nationale : des améliorations à obtenir !

La reconnaissance statutaire des psychologues est importante. Elle est à mettre à l’actif de l’ implication et de la persévérance collectives.
Il faut encore gagner l’ augmentation du nombre de postes et l’amélioration des conditions de travail.

Le nombre insuffisant de RASED complets et le manque de dispositifs de soutien à l’inclusion conduisent souvent à une intensification du travail du psychologue qui peine alors à garder un espace de réflexion distanciée et de collaboration avec les partenaires extérieurs.

La mise en place du nouveau corps a manqué d’anticipation mais les élu.es FSU interviennent pour faire respecter transparence et équité en matière de gestion des personnels, à l’occasion des premières opérations liées à leur carrière.
Le passage du niveau départemental au niveau académique peut rester un vecteur d’incompréhensions, voire d’injustices. Des ajustements sont encore nécessaires, nous y travaillons.

La bataille engagée par la FSU pour le maintien des services publics concerne aussi les psychologues. Leurs champs d’exercice, leurs missions doivent être respectées.
Quand les psychologues EDO refusent que les missions d’information et d’orientation soient transférées aux régions, ils exigent en contrepartie que l’État remplisse toutes ses obligations sans laisser le champ libre au secteur privé.

C’est collectivement que les personnels feront entendre leur voix et leurs exigences. Avec le SNUipp et la FSU, agissons avec détermination !

Le président Macron a repris à son compte « la priorité au primaire » sans en donner les moyens.

Il avait pourtant garanti pour les élèves relevant de l’inclusion « l’accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire avec un emploi stable et un salaire décent » […] pour avoir une scolarité comme les autres.

Une enquête menée par le SNUipp-FSU montre qu’au mois de mars, 6000 élèves ne bénéficiaient pas d’auxiliaires de vie scolaire. Et partout, ces aides, indispensables, sont loin d’être solidifiées.
Réussir l’inclusion c’est associer tous les professionnels susceptibles d’intervenir dans le parcours des élèves. C’est le combat du SNUipp-FSU.

Le SNUipp-FSU continue de réaffirmer l’importance des personnels spécialisés dans les écoles. Avec le collectif RASED, il a lancé une enquête.
Il organise également en mai une journée pour les enseignants référents et a rencontré le ministère pour dénoncer les problèmes liés à la formation.
Il profite du quatrième plan autisme pour un arrêt sur image :

  • quel bilan de cette suite de plans ?
  • Quelle mise en œuvre des UE en maternelle ?
  • Où en sommes-nous des approches ou méthodes ?

Formation, postes, accompagnement des élèves, nécessité d’améliorer les conditions de scolarisation, le SNUipp – FSU est à vos côtés pour exiger les mesures concrètes indispensables pour que la priorité au primaire concerne tous les élèves.

Reprendre la main sur le métier d’enseignant spécialisé

La dégradation des conditions d’accueil et des conditions de travail dans les enseignements adaptés ne doit pas être une fatalité.
Les enseignants y proposent une pédagogie innovante et dynamique. Le « toutes et tous capables » est une valeur que nous portons dans l’enseignement adapté.
Et même si les attaques contre les structures et les personnels ne sont pas générales, elles sont nombreuses : perte de salaire, suppression de l’indemnité de sujétion, nouvelle formation spécialisée (CAPPEI) ou 6e inclusive dévoyée.

On peut s’interroger sur la capacité de la nouvelle formation à répondre aux enjeux posés par le public accueilli en classe ordinaire, dans les SEGPA, les EREA, les ULIS et tous les dispositifs d’aide du second degré.
On observe une baisse du nombre d’heures de formation et un risque d’interchangeabilité des personnels. Cela remet en cause la priorité de la transmission des savoirs et leur mobilisation par les élèves.
Ce sont pourtant des questions essentielles. A quoi devrait servir une formation spécialisée ? Pour quelles missions sur le terrain ?
Dans un contexte où les publics accueillis questionnent les structures et les dispositifs, comment les enseignants construisent des réponses pédagogiques appropriées ?

Les états généraux des SEGPA ont commencé à y répondre. Le succès de l’initiative montre que les enseignants sont prêts à mobiliser leur expertise et leur professionnalité, pour la réussite des élèves dans le cadre des structures de l’enseignement adapté, à condition que l’on prenne en compte leur professionnalisme et leur pouvoir d’agir. Reprendre la main sur le métier d’enseignant spécialisé, telle est la question.

L’engagement comme seule réponse

Si l’engagement de tous les acteurs de l’école auprès des élèves en situation de handicap est jugé remarquable par le médiateur de l’Éducation nationale, les bonnes conditions d’enseignement et d’apprentissages sont trop rarement au rendez-vous : inclusion à marche forcée, formation initiale et continue très insuffisantes, diminution des enseignements adaptés, enseignants référents débordés. Le gouvernement annonce un plan qui reste très loin des conditions requises pour une scolarisation réussie des élèves en situation de handicap.

Réduire les effets des inégalités et permettre à tous les élèves qui rencontrent des difficultés passagères ou inscrites dans la durée, ne peut se réduire à une intention.
A ce titre, les préconisations du ministre suite aux résultats des évaluations PIRLS sont hors-sujet et pas de nature à aider les élèves les plus éloignés de la culture scolaire.

Que tous les élèves comprennent ce qu’ils lisent est un enjeu majeur pour des apprentissages réussis mais aussi pour leur vie future.
Mais comment y parvenir à l’école en termes de prévention et de remédiation ? Quels moyens donner à l’école pour qu’elle ne soit son propre recours et éviter externalisation et médicalisation de la difficulté scolaire ?
Le SNUipp tente de dégager quelques pistes dans ce numéro pour nourrir la réflexion. D’autres dossiers retiennent toute notre attention. Celui des enseignantes et enseignants référents, la question des places dans les ESMS pour les élèves lourdement handicapés, celle des effectifs en ULIS, celle des accompagnants ainsi que le dossier toujours très sensible des RASED. pour assurer la réussite de toutes et tous.

PsyEN :Votez pour vos nouveaux représentants !

Après la mise en place du corps des PsyEN au 1er septembre 2017, une nouvelle étape se profile avec les élections des représentants des psychologues dans les instances paritaires nationale (CAPN) et académiques (CAPA).
Une forte participation à ce scrutin et des résultats significatifs pour le SNUipp-FSU constitueront une force pour faire entendre et respecter la voix des personnels face à l’administration.

Avec la création du corps de PsyEN, le SNUipp-FSU a participé activement au travail de concertation avec le ministère pour définir les modalités concrètes de fonctionnement de ce corps.
En parallèle il a organisé de multiples réunions syndicales, informé régulièrement la profession, l’a mobilisée pour faire respecter les engagements de l’état...

Tout ce travail devra se poursuivre pour que notre métier gagne en qualité. Au sein du service public d’éducation, permettre à tous les acteurs de l’école, enfants, parents et professionnels, d’accéder gratuitement à une ou un psychologue pour une écoute, un accompagnement, une aide, dans le respect des différents champs théoriques de la psychologie et de l’autonomie professionnelle des psychologues, voilà l’objectif du SNUipp-FSU et de ses candidats.

Votez sans attendre et avec détermination !