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SNUipp-Infos : Rased, Psy, PEMF, ASH 1er et 2nd degré


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Mis en ligne ou actualisé le : samedi 21 décembre 2019

Pour en savoir plus sur :

ASH 1er et 2nd degré,
psychologues de l’éducation nationale,
maîtres formateurs

Publications ciblées : dossiers thématiques.
Les liens ci-dessous pointent vers le site national du SNUipp.

« Les formateurs et formatrices à l’école de la confiance »

Quel impact la loi Blanquer a-t-elle sur les missions des formatrices et formateurs ?
Dans un contexte difficile, où nombreux évoquent un véritable épuisement professionnel, le dossier de ce SNUinfos fait le point sur la question.

Au-delà des changements imposés par la loi, c’est bien l’ensemble de la politique éducative actuelle qui menace le coeur de métier des formateurs et formatrices. Le récent vadémécum de pilotage des classes dédoublées est emblématique du rôle que les conseiller-es pédagogiques pourraient avoir à jouer dans les circonscriptions : plutôt que d’accompagner et renforcer la professionnalité enseignante, la priorité serait donnée à la seule application des prescriptions ministérielles dans les classes.

Toutefois, nous avons des points d’appui : si le schéma directeur de la formation continue fait la part belle aux partis pris ministériels, il a cependant évolué et a pris en compte des propositions du SNUipp-FSU.
Ainsi les demandes des personnels sont intégrées dans l’élaboration des plans de formation. Les formateurs-trices, comme les représentant-es du SNUipp-FSU dans les instances académiques et départementales, peuvent prendre appui sur cette avancée pour lutter contre une formation qui se réduirait à l’application de consignes et de protocoles.
C’est sans doute l’un des leviers importants qui s’offrent à eux pour la sauvegarde des métiers, celui d’enseignant-e comme celui de formateur-trice.
Un levier dont ils devront s’emparer.

Enseignants spécialisés : se faire entendre !

Le mouvement du printemps contre la loi Blanquer a contraint le ministre non seulement à renoncer aux EPLSF et à une direction hiérarchique mais aussi à changer de ton.

Mais si l’on a pu croire un instant que la parole des enseignants et de leurs représentants aurait pu compter pour la rue de Grenelle, cela n’a pas duré. Pourtant, les enseignantes, les enseignants et le SNUipp-FSU ont beaucoup à dire sur ce qui permettrait à l’école d’avancer et de lutter contre les inégalités, comme changer le regard sur les structures spécialisées.

Trop souvent vues sous le prisme du gestionnaire, elles sont pourtant des lieux où les personnels innovent, réalisent des projets communs avec les classes ordinaires, organisent des apprentissages en lien avec l’orientation, le projet professionnel.
Elles montrent leur efficacité, et particulièrement là où prévaut la concertation en équipe.

Le SNUipp-FSU en poursuivant sa réflexion sur l’enseignement adapté dans le second degré en général imposera ce sujet au ministère.
Il continuera à tous les échelons de décisions à défendre et promouvoir ses structures émancipatrices et de réussite scolaire, à organiser des stages et des réunions d’informations syndicales avec l’ensemble des personnels et à revendiquer les moyens nécessaires à la réussite des élèves, en veillant à une scolarité au plus près de leurs besoins.

PsyEN : le métier sur la sellette

Les discussions sur la loi « École de la confiance » suscitent des inquiétudes.
Sans concertation, la fonction et les pratiques professionnelles des PsyEN pourraient être remises en cause, dans le sens d’une médicalisation accrue des besoins éducatifs particuliers.
Réduire les interventions du psychologue à l’évaluation psychométrique serait contraire aux orientations des textes réglementaires concertés lors de la création récente du corps.
Les statuts des PsyEN définissent des missions larges de prévention, de suivi, d’accompagnement. Les psychologues sont attachés à une autonomie professionnelle leur permettant de définir les méthodes et les outils adaptés à leur travail, conformément à leurs règles déontologiques.
Le SNUipp avec la FSU défend une conception ouverte, plurielle, de la psychologie au sein des écoles, dans un travail de proximité avec les enfants, les parents, les équipes pédagogiques, les RASED et les partenaires.
C’est le sens de notre engagement pour une autre école et contre la loi « pour une école de la confiance ».

On ne transforme pas l’école sans les personnels

Le ministre veut nous vendre « l’école de la confiance » en procédure accélérée. Il est plutôt parti pour précipiter les transformations de l’école sans les enseignants et sans bénéfice réel pour la réussite de tous les élèves.
La création des établissements des savoirs fondamentaux, de la maternelle au lycée, ou encore la possibilité de faire des expérimentations à tout-va risquent de modifier profondément le service public d’éducation.

Les personnels de l’enseignement adapté et spécialisé et leurs formateurs, déjà mis à rude épreuve notamment par la réforme du CAPPEI, risquent fort de voir encore évoluer leurs rôles et leurs missions.
Mouvement spécialisé, formation, personnels considérés comme ressource aux dépens de la prise en charge des élèves : autant de points de vigilance au sujet desquels le SNUipp-FSU continuera de discuter.
Il défendra en s’appuyant sur l’avis des personnels sa vision sur l’ensemble de ces questions, lors des réunions et instances départementales et ministérielles.
Le dossier de ce SNUinfos y met la focale.

Depuis l’arrivée de JM Blanquer au ministère de l’Éducation nationale, l’école et ses personnels sont malmenés.

Aux suppressions de postes d’enseignant.es et d’administratifs, s’ajoutent une politique de l’injonction qui remet en cause la professionnalité des enseignants.
De concepteurs pédagogiques, ils deviendraient de simples exécutants de programmes axés sur le lire-écrire-compter, très éloignés d’une école transformée pour la réussite de tous les élèves et porteuse de valeurs de solidarité.

L’ASH n’a pas épargnée ces dernières années : formation CAPPEI niant en partie les spécificités, menaces sur les postes d’enseignant.es en établissement, RASED qui n’ont pas été restaurés, internats d’EREA ayant perdu la dimension éducative…
Le SNUipp-FSU continue de s’opposer à la mise de côté des enseignants et des structures spécialisées qui, au contraire, participent d’une école qui scolarise tous les enfants en s’adaptant à leurs besoins.
C’était aussi le sens des appels à la grève des 9 octobre et 12 novembre derniers. C’est bien une autre vision de l’école que le SNUipp-FSU porte au quotidien.