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SNUipp-Infos : Rased, Psy, PEMF, ASH 1er et 2nd degré


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Mis en ligne ou actualisé le : jeudi 9 novembre 2017

Pour en savoir plus sur :

ASH 1er et 2nd degré,
psychologues de l’éducation nationale,
maîtres formateurs

Publications ciblées : dossiers thématiques.
Les liens ci-dessous pointent vers le site national du SNUipp.

PsyEN :Votez pour vos nouveaux représentants !

Après la mise en place du corps des PsyEN au 1er septembre 2017, une nouvelle étape se profile avec les élections des représentants des psychologues dans les instances paritaires nationale (CAPN) et académiques (CAPA).
Une forte participation à ce scrutin et des résultats significatifs pour le SNUipp-FSU constitueront une force pour faire entendre et respecter la voix des personnels face à l’administration.

Avec la création du corps de PsyEN, le SNUipp-FSU a participé activement au travail de concertation avec le ministère pour définir les modalités concrètes de fonctionnement de ce corps.
En parallèle il a organisé de multiples réunions syndicales, informé régulièrement la profession, l’a mobilisée pour faire respecter les engagements de l’état...

Tout ce travail devra se poursuivre pour que notre métier gagne en qualité. Au sein du service public d’éducation, permettre à tous les acteurs de l’école, enfants, parents et professionnels, d’accéder gratuitement à une ou un psychologue pour une écoute, un accompagnement, une aide, dans le respect des différents champs théoriques de la psychologie et de l’autonomie professionnelle des psychologues, voilà l’objectif du SNUipp-FSU et de ses candidats.

Votez sans attendre et avec détermination !

Formateurs : des acteurs essentiels

Les missions des formateurs évoluent à chaque changement politique.
De nouvelles prescriptions sont imposées dans l’urgence : évaluations CP, retour aux « fondamentaux » et au « lire, écrire, compter, respecter autrui », CP à 12 et formations en REP+.

La conception de l’évaluation, mais aussi la mise en place de l’accompagnement en lien avec la réforme de l’inspection requestionnent également la fonction de formateur.
Ces empilements successifs et la part de plus en plus importante des tâches administratives, contribuent à un alourdissement des missions. Il reste encore du chemin à parcourir pour la pleine reconnaissance du tiers temps de décharge et pour un recrutement massif de PEMF et de conseillers pédagogiques.
De surcroît, le budget 2018 ne permettra pas de respecter les engagements en termes de revalorisation. Les formateurs sont pourtant des acteurs essentiels de la réussite de tous les élèves.

L’enseignement adapté à la croisée des chemins

L’ensemble des dispositifs et/ou structures relevant de l’ASH ont fait l’objet d’une réécriture des textes réglementaires les concernant : RASED, ULIS, Segpa, avec le CAPPEI, la formation est revue.
La circulaire EREA vient d’être publiée. À l’aune de ces évolutions l’enseignement adapté apparaît fragilisé.
Ainsi, les postes de RASED supprimés sous Sarkozy n’ont pas été tous compensés.

La refonte de la formation spécialisée, passant du CAPA-SH au CAPPEI, tend à faire disparaître la spécificité de l’enseignement adapté au profit de la primauté à l’inclusion.
Les 6e inclusives en SEGPA, la suppression des PE éducateurs d’EREA sont d’autres marqueurs des attaques successives vécues par les personnels spécialisés.
Nous pourrions poursuivre les mesures inadaptées à la remédiation de la grande difficulté scolaire.

Le SNUipp-FSU, revendiquant la réussite de tous les élèves, continuera de porter une politique volontariste à destination des élèves les plus fragiles scolairement et socialement.
C’est ce qu’il porte à travers son Livre Blanc « Une vraie ambition pour l’École publique ». Dans ce cadre, il envisage d’organiser à la rentrée prochaine un colloque national sur la difficulté scolaire.
L’enseignement adapté est une richesse et un facteur de réussite, renforçons-le !

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Nouveaux défis pour les psychologues de l’Éducation nationale

Dans cette période d’élections, les questions de justice sociale, du travail, des défis écologiques, du « vivre ensemble » dans le respect et la coopération, sont toujours d’actualité.
L’école, en promouvant les valeurs républicaines, reste un vecteur indispensable pour lutter contre la haine de l’autre, le rejet, les discriminations, la violence qui font trop souvent irruption dans la société.
C’est pourquoi l’investissement en termes de financement, de postes, de formation, doit être une priorité, de la maternelle à l’université. Pour les psychologues de l’Éducation nationale qui ont vu le dernier quinquennat leur attribuer enfin un statut bien identifié dans l’institution, c’est maintenant la mise en place du nouveau corps qui est centrale.
Comment la formation initiale va-t-elle être organisée, quels enjeux pour les psychologues qui vont devenir tuteurs de nouveaux collègues qui découvriront le métier dans l’institution scolaire, le fonctionnement en RASED, le partenariat ?

Comment les procédures d’intégration et de détachement pour les psychologues en poste vontelles se dérouler ainsi que la préparation du mouvement et des instances paritaires prochaines qui traiteront des carrières et du mouvement ?
Le parcours jusque-là n’a pas été un long fleuve tranquille. Des résistances à la reconnaissance de la place des psychologues en passant par les chausse-trappes, la vigilance et la réactivité ont été de tous les instants.
L’épisode en mars du projet d’arrêté sur le cycle de travail visant à rajouter trois semaines de travail aux psychologues du 1er degré en a été un exemple. Pour peser sur l’administration, il a fallu le succès de la pétition lancée par le SNUipp-FSU pour trouver une solution la moins pénalisante possible pour les collègues.
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont permis d’infléchir la position de l’administration et qui ont montré que leurs voix devaient compter. Le SNUipp avec la FSU continue et continuera à vous informer et à mobiliser. Son efficacité dépend de l’implication et du soutien de tous.

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Enseignants spécialisés, RASED : pas sans eux

Là où les RASED sont incomplets, je vous demande de recréer des postes » a dit la ministre aux recteurs le 7 février.
Ça tombe bien, le SNUipp-FSU est en campagne pour les RASED, oubliés depuis 5 ans.

À force de ténacité dans les discussions sur la nouvelle formation CAPPEI, le SNUipp-FSU est parvenu à faire maintenir l’identification des missions des enseignants chargés des aides à dominante pédagogiques et celles à dominante rééducatives même si cette dernière appellation a changé ; on parle maintenant d’aide à dominante relationnelle.
Avec les organisations membres du collectif RASED, et alors que l’IREDU publiait une étude mettant en doute leur efficacité, il a rappelé que « si la réussite des élèves en difficulté se joue dans la classe, elle doit s’appuyer sur l’expertise professionnelle des enseignants spécialisés et des psychologues des RASED.
Ce nécessaire apport des RASED, à la fois pédagogique, rééducatif et psychologique, serait d’autant plus efficace que leurs moyens seront restaurés et abondés à la hauteur des besoins ».
Le syndicat était aussi présent dans l’action pour soutenir les enseignants référents dont les conditions de travail sont dégradées et qui ne bénéficiaient pas d’une revalorisation à la hauteur de l’ISAE.
Une action qui a payé avec le versement de l’indemnité pour missions particulières à hauteur de 2 500€ annuels.
Tout comme celle pour les psychologues de l’Éducation nationale, qui a permis au SNUipp-FSU d’obtenir gain de cause sur leur temps de travail.
L’objectif d’inclusion scolaire inscrit dans la loi de refondation doit donner une place essentielle aux RASED et aux enseignants spécialisés et il faut dégager les moyens nécessaires pour créer les conditions d’une inclusion réussie.
Dans ce cadre, beaucoup d’enseignants se posent la question de l’évaluation des élèves à besoins éducatifs particuliers.
C’est l’objet du dossier de ce Snuipp-infos.

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Activer le levier des formateurs

Si les textes sur la formation publiés en juillet 2015 confient la formation continue et une partie de la formation initiale à des enseignants dotés du CAFIPEMF dans le 1er degré, ils n’ont pas révolutionné l’existant si ce n’est le passage d’un quart à un tiers de décharge de leur temps d’exercice.
Pour le reste, alors que le nombre de stagiaires est en forte augmentation depuis 2013, les postes de formateurs du premier degré peinent à décoller.
Comment alors accompagner les stagiaires, entre tutorat, visites, interventions et co – interventions à l’ESPE, mais aussi les titulaires non seulement dans leurs premières années d’exercice mais tout au long de leur carrière comme prévu désormais dans le parcours des nouvelles carrières (PPCR) ?

Seul un recrutement massif de PEMF et de conseillers pédagogiques, mieux formés et dégagés des trop nombreuses tâches administratives, sera en mesure de faire que les textes se traduisent dans la réalité.
Former mieux les enseignants, en formation initiale et en formation continue, est pourtant l’un des plus puissants leviers pour la démocratisation de l’école.