Retraites : le 1er degré champion de la décote
Publication : 30 mars 2010

Pour « favoriser la prolongation d’activité » , la loi Fillon a mis en place une surcote (c’est-à- dire une bonification) de 3 % par an pour une prolongation d’activité au-delà de 40 annuités et de 60 ans.

À l’opposé, il existe aussi une décote (pénalisation) allant progressivement à 3 % par année manquante en dessous de 40 ans de cotisation.
Les chiffres disponibles pour les années 2006 et 2007 montrent que dans l’éducation nationale les enseignants du premier degré sont les plus touchés par ce dispositif. Il leur manque en moyenne 4,5 trimestres.
À l’évidence les enseignants du primaire préfèrent partir à la retraite plutôt que de prolonger leur activité.

Ajoutons que seulement 6,1 % des enseignants du premier degré (contre 53,3 % dans le 2d) bénéficient d’une surcote.