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24 juin : Pour l’emploi, les salaires, les retraites !


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Mis en ligne ou actualisé le : samedi 19 juin 2010

Tous les « travailleurs » de l’école (enseignants, administratifs, employés communaux...) sont couverts par le préavis.
Aucune pression ne peut être faite sur des atsem par exemple, pour leur faire assurer un service d’accueil si elles sont grévistes elles-mêmes...

TOUS concernés, tous mobilisés
POUR l’emploi, les salaires, les retraites !
Grève le 24 juin
A l’appel de CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Rassemblements :

  • à 14 h 30, place de la préfecture à Agen
  • à 14 h 30, place du marché à Marmande

Cet appel à la grève concerne l’ensemble des salarié(e)s du privé et du public (les trois fonctions publiques : d’État, Territoriale et de Santé).
En conséquences, tous les « travailleurs » de l’école (enseignants, administratifs, employés communaux...) sont couverts par le préavis.
Aucune pression ne peut être faite sur des employés communaux pour leur faire assurer un service d’accueil s’ils sont grévistes eux-mêmes...

 Déclaration préalable, Lettre aux parents

  • Déclaration préalable à envoyer au plus tard le lundi 21 juin au soir (voir ci-joint)
  • Lettre aux parents (voir ci-joint)
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    Declaration Préalable Grève

Après la journée du 27 mai le gouvernement fait la sourde oreille.
Les mesures étudiées pour nos retraites : report à 62, 63 ans… de l’âge de départ pour différents PE (57, 58…pour les anciens instituteurs) augmentation de la durée de cotisation, calcul sur les 10 dernières années, confirmant la programmation d’une baisse considérable du niveau des pensions.

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Lettre aux parents

Pour l’école, le rapport de la Cour de Comptes rappelle que l’effort de la France a reculé en % du PIB. Les documents de préparation de la rentrée 2011 illustrent crûment les conséquences de non remplacement d’un enseignant sur deux.

Le contexte de crise économique nécessite le maintien et le développement de l’investissement éducatif. C’est particulièrement vrai pour l’école, afin d’assurer la réussite de tous les élèves.

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 L’école mise à mal

  • EDIFIANT !
    • Dans un document interne, le ministère avoue abandonner l’objectif de la réussite pour tous, tout en prétendant maintenir les performances globales du système éducatif !
  • AUGMENTER LA TAILLE DES CLASSES
    • Le ministère compte y parvenir en augmentant les seuils d’ouverture et en prenant en compte le nombre d’élèves à l’échelle d’une commune. Il demande aux recteurs de supprimer des écoles en les regroupant.
      Supprimer 6000 à 7000 postes nécessite d’augmenter la moyenne par classe de 1 élève.
  • REDUIRE LE « BESOIN DE REMPLACEMENT »
    • La formation continue est la principale « variable d’ajustement » du remplacement. Il faut donc l’organiser au maximum en dehors du temps scolaire (le mercredi après-midi) ou pendant les vacances scolaires.
      Le ministère demande aux recteurs de recourir systématiquement à des non-titulaires (des étudiants par exemple) pour assurer les remplacements de courte durée ou pour faire face aux pics d’absences.
  • REDUIRE ENCORE LA SCOLARISATION DES ENFANTS DE DEUX ANS
    • Lorsque les départements n’utilisent pas de seuils d’ouverture, le ministère propose les seuils suivants : 27 élèves en éducation prioritaire, 32 hors éducation prioritaire.
      Il demande l’alignement sur les taux de scolarisation les plus bas (15%)
  • MENACE SUR LES RASED
    • Plusieurs scénarios sont envisagés :
      • Suppression des maîtres G par non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe
      • Suppression des départs en stage G et E
      • Mise en extinction des psychologues scolaires.
  • SUPPRESSION DES INTERVENANTS EN LANGUE VIVANTES
    • Objectif : la suppression de l’ordre d’un millier d’emplois.
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 Retraites : les enseignants concernés !

  • Report de l’âge de départ en retraite :
    • 57 ou 58 ans pour les anciens instits, 62 ou 63 ans pour tous les autres.
  • Report de l’âge où s’annule la décote.
    • Il faudrait attendre 62 ou 63 ans pour les anciens instits et 67 ou 68 ans pour tous les autres pour ne pas subir une baisse de pension liée à la décote.
  • L’augmentation du taux de cotisations des fonctionnaires se traduirait par l’amputation d’une journée de salaire par mois !
  • La remise en cause de la règle de calcul « des six mois » ? Cette mesure se mettrait en place progressivement jusqu’en 2020.

Coût de l’augmentation de cotisation :

Traitement annuel
moyen
Cotisation
7,85%
Cotisation
10,55%
Perte de Salaire
mensuelle
Professeur 28 769 € 2258 € 3035 € - 65 €
Simulation du ministère

 Retraites : imposons d’autres choix !

Allongement de la durée de cotisation et report des âges légaux… tels semblent être les contours de la prochaine réforme que le gouvernement s’apprête à présenter en conseil des ministres en juillet.
Si ces mesures étaient adoptées, elles se traduiraient pour l’ensemble des salariés, du privé et du public, par une nouvelle baisse du niveau des pensions.

En refusant de traiter du financement dans sa globalité (sujet tabou car il mettrait sur la table les énormes inégalités qui existent aujourd’hui dans la répartition des richesses), le gouvernement fait le choix d’imposer de nouveaux sacrifices.

Toutefois, ce scénario n’est pas écrit à l’avance. Il existe des alternatives.
Une réforme juste et efficace ne doit pas faire abstraction des questions d’emploi et de salaire quand une hausse d’un point de la masse salariale rapporte à elle seule près de 9 Mds€ au régime général.

Voir cet appel sous forme de tract :

Voir également des propositions de slogans pour se faire entendre pendant la manif du 24 juin :