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Réforme des retraites : début du blocage des ports français


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Mis en ligne ou actualisé le : vendredi 1er octobre 2010

Le port du Havre est fortement perturbé, vendredi matin, par une grève nationale à l’appel de la CGT contre la réforme des retraites et pour réclamer une cessation anticipée d’activité pour pénibilité.
En revanche, le trafic pétrolier et le trafic passagers avec la Grande-Bretagne étaient assurés normalement.

Les syndicats estiment que rien n’a bougé sur le dossier « pénibilité » avec le gouvernement.
« Nous sommes prêts à reconduire le mouvement le week-end prochain si rien n’avance d’ici là », a prévenu Johann Fortier, secrétaire général du syndicat CGT des dockers.
Ce mouvement, qui vient après de nombreux autres arrêts de travail ces derniers mois, a provoqué la colère de l’Union maritime et portuaire (UMEP) du Havre. « Ces grèves à répétition donnent une image déplorable, à l’extérieur, du port du Havre et des ports français en général », a affirmé Dominique Devaux, déléguée générale de l’UMEP.

DES TERMINAUX PÉTROLIERS BLOQUÉS
Sur la Méditerranée, tous les accès au port de Marseille-Fos sont bloqués par le personnel et les dockers dans le cadre de la journée d’action.
"C’est un mouvement à la fois contre la réforme des ports et contre le projet de réforme des retraites. On avait dit il y a quelques jours que l’on envisageait de durcir le mouvement.
La situation d’aujourd’hui est une étape supplémentaire et il y aura sans doute d’autres actions dans les prochains jours", a déclaré Pascal Galeoté, leader du syndicat CGT des agents des bassins est et des terminaux pétroliers.
Selon lui, les accès au port resteront fermés toute la journée et il n’est pas exclu que le mouvement se poursuive dans les jours qui viennent.

Les terminaux pétroliers de Lavera et Fos-sur-Mer sont également bloqués depuis lundi, avec déjà 37 navires en rade jeudi.
Conséquence de cette grève, la préfecture de Corse a annoncé jeudi avoir pris des mesures de limitation de l’approvisionnement de gasoil. Les réserves totales de l’île sont estimées à 11 200 m3 mais les dernières livraisons remontent au 21 septembre.
Normalement, la Corse épuise ses réserves en quinze jours.

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