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La grève du 28 octobre dans la presse régionale


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Mis en ligne ou actualisé le : vendredi 29 octobre 2010
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Photo Sud-Ouest J.L. Borderie

SUD-OUEST
vendredi 29 octobre

Entre 2700 et 4400 manifestants à Agen
Ils étaient ainsi 4400 à défiler selon les syndicats ; 2700 selon la police.
Pourtant, « la loi est votée et nous sommes en pleine vacances scolaires, faisaient remarquer de nombreux opposants.
Ce qui prouve que ce n’est pas encore terminé. Loin de là. »
A midi, en clin d’oeil au conflit des éboueurs, qui a agité la Communauté d’agglomération agenaise (CAA) ces jours derniers, une soixantaine de sacs poubelles ont symboliquement été déversés à un carrefour, avant le pique-nique qui, pour la première fois, a été organisé sur la place du Pin et qui a réuni quelque 500 participants.

PELLICIER Julien
http://www.sudouest.fr/2010/10/28/e...


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Photo La Dépêche du Midi

La Dépêche du Midi
vendredi 29 octobre

Agen. Ils n’ont pas rendu les armes
Le vote de la réforme au Sénat et les vacances scolaires n’ont pas éteint la mobilisation : hier, pour la 7e journée d’action en un mois et demi, ils étaient environ 4 500 à Agen et 1 000 à Marmande selon les syndicats ; 2700 et 900 selon la police.

Le verdict des chiffres peut sembler sans appel, et pourtant, hier, les cortèges fortement amaigris qui ont défilé dans les rues d’Agen, puis l’après-midi à Marmande, ont dopé le moral des syndicats.

4 500 manifestants à Agen, c’est en effet moitié moins que lors de la dernière mobilisation du 19 octobre (les compteurs syndicaux oscillaient alors entre 9 000 et 10 000), même si la police n’a compté de son côté que 1500 manifestants de moins (elle en annonçait 4 200 le 19 octobre).
La douce euphorie syndicale qui régnait hier, entre agréable surprise et espoirs pour la suite, s’explique surtout par des circonstances qui ne plaidaient pas a priori en faveur de la mobilisation : les vacances scolaires d’une part (les lycéens n’étaient guère plus d’une centaine dans le cortège agenais), et le vote de la réforme au Sénat, qui annonce sa promulgation d’ici quelques jours.

Pour FO : « c’est tout sauf un chant du cygne »
Cette dernière étape du processus législatif servant de nouvel horizon à certaines organisations de l’intersyndicale, comme la CGT ou FO, qui souhaitent à haute voix à cette réforme le même destin que le Contrat première embauche (CPE) en 2 006 : une loi promulguée mais « mort née » faute de décrets d’application.

« On sait très bien qu’il faudra s’arrêter à un moment, mais tant que la loi n’est pas promulguée, il reste un espoir », veut croire Pierre Durand, pour la CFTC. Pour Christian Mary, de FO, « ce n’est certainement pas fini, c’est tout sauf un chant du cygne. Il faut dire aussi que ce n’était pas la semaine idéale ».
Le cortège de la CFDT, bien implantée dans le privé, semblait bien maigre hier en regard des mobilisations précédentes : « C’est sûr qu’il y a moins de monde, mais on sent la même intensité et la même envie. Nous reconnaissons la légitimité du Parlement, mais nous voulons toujours revenir à la table des négociations », dit David Ceccon.

Du côté des enseignants de la FSU, en revanche, on pavoisait : « Chez nous, c’est une des plus fortes mobilisations depuis le début du mouvement ! » Mais de là à tirer des plans sur la comète concernant une amplification du mouvement à la rentrée scolaire…
Pour Christian Dumon, de l’Unsa, « on craignait un essoufflement, mais la contestation tient bon, le gouvernement va devoir discuter ».

Au final donc, des slogans moins nombreux et moins acerbes contre le gouvernement (le nom d’Éric Woerth a ainsi quasiment disparu), mais des manifestants qui, malgré leur bonne humeur, ne semblent toujours pas décidés à rendre les armes. Suite au prochain épisode (le 8è), samedi 6 novembre.

fissures dans le front syndical
Certes, la banderole est toujours unitaire (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO, Unsa, FSU et Solidaires), mais le vernis se craquelle : hier, quand la limace revendicative qui avait remonté les boulevards s’est changée en escargot, en s’enroulant autour de la place du Pin, une sorte de « cordon sanitaire » s’est créé autour du bataillon de FO, qui avait ouvertement exprimé un peu plus tôt ses (gros) doutes sur la survie de l’intersyndicale, soupçonnant la CFDT de guetter la première occasion de sortir « honorablement » du conflit. Ambiance…

Michel Amigues
http://www.ladepeche.fr/article/201...