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Contribution du SNUipp au débat sur les rythmes scolaires


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Mis en ligne ou actualisé le : jeudi 16 décembre 2010

Le SNUipp a rendu publique mardi 14 décembre sa contribution au débat sur les rythmes scolaires.
L’occasion de mettre sur la table tous les éléments à prendre en compte.

C’est en 4 parties qu’est présentée la contribution du SNUipp avec la volonté de prendre en compte la multiplicité des aspects de la question.

L’intérêt des enfants nécessite d’avoir une pensée globale sur tous les temps de l’enfant, d’agir sur le temps scolaire en n’oubliant pas la question des effectifs et le « plus de maîtres que de classes », d’articuler les temps éducatifs.
Tout ceci nécessite de tenir compte des temps sociaux, un cadre national, des marges de manoeuvre ... et une indispensable concertation !

Tout le monde en convient. Notre école n’a pas trouvé le bon rythme.
De l’avis de beaucoup d’acteurs, de chercheurs et d’observateurs, la situation de l’école primaire est encore aggravée par les effets de la suppression du samedi matin imposée par Xavier Darcos, les jours de classe étant concentrés sur 4 jours hebdomadaires.

En résulte une année scolaire parmi les plus courtes en Europe, avec 864 heures de classe pour les élèves, réparties sur 144 jours. Elle était de 936 heures jusqu’en 2008.

Dans les pays étudiés par l’OCDE, les élèves ont classe en moyenne 160 jours par an (200 en Italie,190 en Finlande et au Royaume-Uni, 175 en Espagne...).

Mais c’est l’ensemble des réformes imposées ces 3 dernières années qui ne va pas dans le bon sens !
Avec du recul et sur fond de politique éducative tout entière tendue vers les suppressions massives de postes, chacun sait qu’au delà de la suppression du samedi matin, ce sont les nouveaux programmes, l’introduction de l’aide personnalisée (qui alourdit encore la journée des élèves les plus fragiles), le nouveau protocole d’évaluation, qui ont déstabilisé notre métier.
Ces mesures ne constituent pas une réponse pertinente à l’exigence de lutte contre les inégalités scolaires si prégnantes dans notre système éducatif.

Car la question des rythmes ne saurait, à elle seule, répondre aux exigences de la réussite de tous les élèves : elle n’est qu’un élément parmi d’autres.
L’organisation du temps scolaire a évolué au cours de l’histoire, souvent influencée par des intérêts économiques, politiques, sociétaux reléguant alors les besoins de l’enfant au second plan.
On serait même tenté de dire que cela fait 30 ans qu’en matière de rythme, « on sait ce qu’il ne faut pas faire mais on le fait quand même. »
Modifier les rythmes aura donc des répercussions sur l’organisation du temps social.[...]

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