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Pour que la maternelle fasse école


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Mis en ligne ou actualisé le : lundi 31 janvier 2011

Le GFEN organisait samedi 29 janvier les 3èmes rencontres maternelle : Pour que la maternelle fasse école.
« Dès la maternelle relever le défi de la culture pour tous dans les apprentissages. »

Comptes rendus des interventions :

Initier à la littérature en maternelle : pour faire quoi ?
Réflexions sur le choix des albums et les dispositifs pédagogiques.
Stéphane Bonnéry :
La littérature de jeunesse est un support créatif complexe mais comment s’en emparer avec ambitions sans créer plus d’ inégalités ? Comment éviter de se mettre en position de renoncer à cette complexité ? Telles sont les premières questions posées par Stéphane Bonnéry.

En grande section de maternelle, en CP voire en CE1, les albums ne peuvent pas être construits avec un lecteur implicite qui saurait déchiffrer.
La dimension de lecture partagée avec l’adulte est forte, quand l’enfant n’est pas encore autonome.
Une autre spécificité de cette tranche d’âge est qu’elle est particulièrement susceptible de donner à voir des modalités différentes de socialisation littéraire et culturelle.
Alors qu’est ce qui se joue ? Que fait l’adulte ?

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Véronique Boiron
Le lecteur implicite est un élève modèle ! A l’école maternelle, et même après, il faudrait se caler sur ce qu’est capable de faire un enfant de trois ans et éviter le transfert de réflexions didactiques du cycle 3 vers le cycle 1.
On doit également tenir compte du fait qu’un enfant de sept ans commence tout juste à comprendre le récit.

La lecture proposée à l’école n’est pas de même nature que celle proposée à la maison.
A l’école, l’élève n’a pas à parler de lui mais des situations décrites, des personnages ; on va bien au delà du simple fait de pointer des éléments de l’histoire, c’est la construction de la pensée de chaque enfant qui se met en oeuvre.

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Penser l’enseignement des sciences dès l’école maternelle
Olivier Burger
Dans le droit fil de ce qu’ont présenté les deux intervenants de la plénière, O. Burger a insisté à plusieurs reprises sur le fait que, dans ce domaine aussi, l’école maternelle doit réduire les inégalités.
Il faut en effet inscrire clairement une séance en sciences afin d’éviter les malentendus et d’y construire le registre ; cela doit permettre aussi de prendre en compte les différences d’expériences de vie car les élèves n’ont pas fréquenté le monde de la même manière.
Enseigner les sciences est un enjeu de formation du citoyen : il faut comprendre bien le monde donc accéder à savoirs, à des modes de pensée. La construction du regard sur le monde se construit, en sciences comme dans d’autres domaines, dès l’école maternelle.

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Suffit-il d’apprendre à écrire son prénom pour entrer dans la culture écrite ?
Marie-Thérèse Zerbato-Poudou
M-T Zerbato-Poudou commence par alerter l’assemblée : pour dire son inquiétude sur ce qui peut se faire parfois en PS, elle illustre son propos avec quelques exemples, et les explique ; pour de jeunes enseignants très peu formés à la maternelle, internet est une source infinie de fiches à proposer aux élèves.
Le problème, c’est que ces fiches-là sont totalement inadaptées à des enfants de cet âge, à leurs possibilités, et n’offrent même pas d’intérêt pour construire le geste graphique !
Elle pose ensuite une question, illustrée également par la photo d’une classe de PS : « En PS, il y a des écrits partout : n’est-ce pas trop ? Nos élèves ont-ils besoin être confrontés si tôt à cette multitude d’écrit ? »

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