Encore une rentrée sous le signe de l’austérité ?

Le projet de budget pour l’année 2016 confirme la poursuite des suppressions d’emplois dans un grand nombre de secteurs de la Fonction publique.
Les suppressions de postes augmentent, l’exercice de missions publiques est mis à mal, la précarité des non-titulaires perdure et les conditions de travail des agents se dégradent.

Publication : Septembre 2015

Le projet de budget pour l’année 2016 confirme la poursuite des suppressions d’emplois dans un grand nombre de secteurs de la Fonction publique.
Les suppressions de postes augmentent, l’exercice de missions publiques est mis à mal, la précarité des non-titulaires perdure et les conditions de travail des agents se dégradent.

Après plus de cinq ans de gel de la valeur du point d’indice, les pertes de pouvoir d’achat sont réelles et ont même des effets de paupérisation pour nombre d’entre nous auxquels s’ajoute un sentiment de déclassement.

Et les réformes territoriales ne seront pas sans conséquences négatives pour les personnels en termes de mobilité, de suppressions d’emplois, de transferts de missions et de dégradation des conditions de travail.
Le projet de loi santé est également porteur de graves menaces sur la qualité du service public.

La qualité des services publics, répondant aux besoins des usagers, n’est plus une priorité !

Après sa condamnation des 35h, son mépris assumé du Code du Travail, voilà que M. Macron, ministre de l’Économie, juge le statut des fonctionnaires « inadéquat et dépassé ».

Faut-il lui rappeler que si le statut donne des droits aux fonctionnaires, il leur crée en même temps des obligations, offrant ainsi des garanties aux usagers, notamment en matière de neutralité, de continuité du service, de laïcité, ou encore d’égalité d’accès, sans subir de pressions d’intérêts privés, il protège des dérives et des passe-droits.

Imaginons dans quel état serait l’École publique sans un statut protecteur pour les enseignant-es.

Sur le terrain, les moyens ne suivent pas : création de postes en nombre insuffisant, RASED, mise en place des REP, formation initiale et continue, remplacements,…

Voilà pourquoi les syndicats de la Fonction publique (CGT – FSU – SOLIDAIRES – FAFP) appellent à une journée interprofessionnelle le 8 octobre 2015.

Les mobilisations du 8 octobre et la votation qui vous sont proposées (page 16) doivent marquer un coup d’arrêt à cette politique de régression sociale.
Non, l’austérité ne passera pas par nous !

Séverine TOKATLIAN