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Accord commercial entre l’Éducation nationale et Microsoft


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Mis en ligne ou actualisé le : mercredi 9 décembre 2015

Après avoir sous-traité le clip sur le harcèlement à Walt-Disney, la Ministre de l’Éducation poursuit sur la même voie et livre tout à la fois la formation des enseignant-es et les outils numériques et informatiques à Micro$oft.

Alors que l’école « numérique » est déclarée comme étant un objectif prioritaire du gouvernement, ce dernier abandonne toute ambition de libérer les outils numériques de la main-mise du monde marchand.

Plusieurs organisations, plusieurs associations ont rédigé un communiqué commun qu’elles soumettent à signatures sous forme d’une pétition.
Le SNUipp-FSU 47 en est signataire.

Un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Éducation nationale.

Lundi 30 novembre 2015, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la signature d’un partenariat entre Microsoft et son ministère.
Les organisations signatrices de ce communiqué dénoncent une collusion d’intérêts : ce partenariat prévoit de présenter une fois de plus aux élèves un logiciel privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables et par voie de conséquence la dépendance comme modèle à adopter.
Tout cela tend à renforcer la position dominante de l’entreprise américaine, au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d’interopérabilité.

Le texte intégral de l’accord, disponible sur le site de l’Éducation Nationale, présente plusieurs axes, dont la formation des enseignants à la maitrise des environnements Microsoft en classe, la mise à disposition d’un écosystème Cloud, d’une plateforme de formation à distance.
L’apprentissage du code se fera aussi sous l’égide de l’entreprise américaine.

C’est donc une véritable mise sous tutelle de l’informatique à l’école, réalisée de plus sans consultation des acteurs de l’éducation, y compris en interne.

Au sein de cet accord aucune prise en considération du travail des personnels de terrain, des enseignants, des chercheurs n’a été prévue par les parties.
Ceux-ci, pourtant les plus au fait des besoins des élèves, de leur administration et des contraintes liées au partage des données dans leurs établissements, ont accumulé un savoir-faire considérable que l’accord prévoit purement et simplement d’ignorer pour « former » les cadres et les enseignants aux technologies qu’ils voudraient imposer.
De même, il n’est fait aucun cas de l’appel en faveur des formats ouverts dans l’éducation qui, pourtant, a été soutenu par des associations professionnelles d’enseignants, des syndicats, des entreprises, des individus, mais a été ici mis de côté.

Appel à signer :

Un partenariat indigne