C’est comment qu’on va où avec qui ?
Publication : Novembre 2016

Cette année étant présentée comme celle de la grande clarification, nous attendions, pleins, sinon d’enthousiasme, au moins d’attention, les explications annoncées à grand renfort de comm’ ministérielle. Mais las ! Nous ne voyons que si peu de choses venir !

Aucune visibilité sur le métier :

  • Les programmes ?
    Les formations « recteur » ou « hors recteur » ne seront pas à la hauteur de nos besoins.
  • Les livrets d’évaluation ?
    Impossible de savoir exactement ce qui est obligatoire d’après les écrits de l’IA. Nous nous référons donc à une réponse de la ministre faite au SNUipp-FSU : seules les fins de cycle obligent à « déverser » les bilans périodiques sous forme numérique cette année.

Aucune visibilité sur les carrières :
Pourtant le PPCR devait être un grand instrument de simplification : Mais qui c’est qui va passer à la « super-classe-exceptionnelle » ? Eh bien celles et ceux qui auront eu de bons « rendez-vous » de carrière et seront donc « accéléré-es »…
Selon quels critères ?

Aucune visibilité politique :
Après la victoire populiste aux USA, qui c’est qui va jouer en France à être élu sur la base d’une gestion « responsable » et donc une réduction des dépenses publiques, de sécu... (mais pas de la sécurité tout court, de la sécurité sociale, évidemment)...

Confronté-es à toutes ces « invisibilités », le collectif nous est plus que jamais nécessaire.

Parce que la tendance politique du « faire semblant que tout va bien » ne peut qu’alimenter les réflexes de rejet ou le découragement professionnel, le SNUipp-FSU47 sera toujours aux côtés de celles et ceux qui ne s’en satisfont pas et ne signent pas des chèques en blanc mais prennent acte des agissements de nos responsables.

Analyser, critiquer, agir, proposer et rassembler sont les nécessaires piliers conjoints de notre conception du syndicalisme.
C’est sûr que c’est loin des paillettes... mais ça éclaircit les objectifs... et en ces temps troubles... c’est toujours mieux d’être au clair.

Sandrine Tastayre