Une vraie ambition pour l’école publique

Avec 15 % de dépenses annuelles de moins que la moyenne des pays de l’OCDE, l’école « à la française » est sous investie.
Cela a de lourdes conséquences que l’on connaît trop bien au quotidien.

Publication : Mars 2017

Avec 15 % de dépenses annuelles de moins que la moyenne des pays de l’OCDE, l’école « à la française » est sous investie.
Cela a de lourdes conséquences que l’on connaît trop bien au quotidien.

D’aucun pourrait se dire qu’en ces temps de campagne pour les présidentielles, ce serait, entre autres, un bon sujet de débat entre les candidat-es.
Un débat d’idées ? Quelle idée ?
Un débat ? Quel débat ?

Le climat est trop lourd, trop pollué.
Pollué parce que la droite extrême pense possible de remporter l’élection en assumant les concepts les plus rances et racistes, allant jusqu’au non-respect du code de l’Éducation et des principes fondamentaux de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Pollué par des affaires de justice qui amènent les possibles « mis en examen » à jeter l’opprobre sur les magistrats et les fonctionnaires.

Pollué par la logique libérale (monopolisant la plupart des médias) du plus d’austérité, plus de baisse des recettes publiques, plus de dérégulation du marché du travail, plus d’avantages accordés aux revenus du capital, plus de nivellement des retraites vers le bas… et, au final… moins de droits pour tous.

Cette logique, en appelant à une autonomie des établissements tous azimuts, prépare sans le dire vraiment, la fin du caractère national de l’éducation et envisage de saborder l’éducation publique, laïque et gratuite comme le reste de la fonction publique.

Mais non. L’éducation n’est pas une marchandise. Elle est une richesse pour le pays.
Et, comme dans bien d’autres domaines, il est temps de réparer les dégâts !

Tout indique que les citoyen-ne-s n’ont jamais été aussi indécis, hésitant dans leur vote (ou leur non vote) pour ces présidentielles.

On ne peut qu’espérer que les français-e-s auront droit au débat démocratique auquel ils aspirent, projet contre projet, programme contre programme afin de pouvoir faire un choix de conviction.

C’est dans ce but que le SNUipp-FSU a réalisé son livre blanc de l’Éducation : « Une vraie ambition pour l’école publique ».

Éric Delage