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Mis en ligne ou actualisé le : jeudi 9 mars 2017

Le constat des 6 dernières années ; les enjeux ; les débats ...

Décryptages

  • Postes classes :
    Équilibre « parfait » entre les ouvertures et les fermetures. L’IA a choisi de ne pas utiliser la baisse démographique pour tenter d’améliorer le taux d’encadrement dans les classes du département.
    Le « P/E » (nombre de postes pour 100 élèves) est annoncé à 5,49 pour la rentrée 2017.
Sur les 6 dernières années,
le solde des postes classes est de : + 4,5.
  • Postes accueil des « 2 ans » :
    C’est l’une des priorités mises en avant par la loi de refondation de l’école.
    Les conditions de sa mise en œuvre sont souvent opaques : écoles averties... ou pas ; projets portés par l’école... ou pas ; locaux et personnels mairie adaptés.. ou pas.
Sur les 6 dernières années,
le solde des postes « accueil des 2 ans » est de : + 6.
  • Plus de maîtres que de classes :
    Autre mesure phare de la loi de refondation, ces postes devraient permettre de mieux travailler dans les écoles… à la condition que l’administration ne soit pas trop tatillonne sur l’organisation…
    Tout comme pour l’accueil des « 2 ans », la mise en œuvre a varié : projets d’école initiaux, puis implantation décidée par l’administration, sans oublier le profilage de ces postes.
Sur les 6 dernières années,
le solde des postes « PDMQDC » est de : + 15.
  • Postes de remplaçants :
    Indispensables au bon fonctionnement des écoles, pour au moins trois raisons :
    Les écoles sont des milieux « pathogènes » en période d’épidémies saisonnières.
    La jeunesse et la féminisation de la profession créent des besoins en terme de remplacements de congés maternité.
    Les besoins en formation continue ne peuvent plus compter sur le remplacement effectué par les PES qui sont déjà sur le terrain.
Sur les 6 dernières années,
le solde des postes de remplaçants est de : + 11.
  • Postes RASED :
    Première solution pour faire face aux difficultés d’apprentissage que l’on ne peut résoudre tout seul en classe, les postes RASED ont été laminés sur les douze dernières années.
    On peut même dire que la loi de refondation de l’école a complètement ignoré ce dispositif pourtant indispensable : il y a eu un renoncement total à remettre en place des RASED complets et efficients
Sur les 6 dernières années,
le solde des postes RASED est de : - 6,5.
  • Décharges de service :
    Indispensables pour les postes de direction, de PEMF, pour les missions TICE, beaucoup de quotités de décharges ont augmenté ces dernières années.
Sur les 6 dernières années,
le solde des décharges est de : + 11,35
  • Autres postes :
    Nous listons ici, un peu en vrac il est vrai, tout ce qui concerne : les postes de CPC, les postes Ulis, les postes Occitan…
Sur les 6 dernières années,
le solde de ces « autres postes » est de : + 5,46
La rentrée 2017 se fera donc avec 4,5 classes ordinaires de plus que la rentrée 2012, malgré les 50 postes supplémentaires obtenus en 6 ans…
Le démantèlement des RASED engagé en 2008 s’est trouvé confirmé depuis 2012.
La mise en place des nouveaux dispositifs et l’augmentation des décharges s’est fait sans dotation spécifique suffisante.

Par ailleurs :

La « mécanique » des opérations de carte scolaire a vu le Recteur prendre une place prépondérante dans les choix opérés : la dotation de 16 postes a été faite cette année avec l’injonction de prioriser les postes PDMQDC et « accueil des 2 ans ».
Nous l’avions déjà dit, les recteurs sont devenus de véritables « ministres régionaux ».

Ensuite, il semble bien que le cœur de notre système scolaire, c’est-à-dire la classe, n’est plus perçue de manière prégnante par notre hiérarchie.
À chaque fois que nous abordons la question des difficultés liées :

  • Aux effectifs surchargés ;
  • À l’appropriation des nouveaux programmes ;
  • À l’organisation des nouveaux rythmes ;
  • Aux conditions souvent complexes de l’inclusion ;
  • Aux relations parfois difficiles avec les familles, les mairies…

Il nous est renvoyé que les écoles sont accompagnées ; que les effectifs ne sont pas si importants que cela ; que l’équité impose des choix ; que chacun-e doit se former ; que l’intelligence collective doit permettre d’améliorer les situations.

Comme si les dysfonctionnements du système n’étaient pas perçus ou pour le moins renvoyés à la seule responsabilité de la profession...

Au cours du CTSD et du CDEN, le SNUipp-FSU47 a dû plusieurs fois corriger des informations qui étaient obsolètes ou erronées.
Pendant des semaines, le SNUipp-FSU47 avait contacté les écoles et mis à jour ses dossiers. De fait, nous en savons souvent beaucoup plus que l’administration sur le fonctionnement réel des écoles :

  • Par exemple pour la création d’un RPI Bazens-Saint Laurent, personne du côté de l’administration ne savait comment les élèves de maternelle et cycle 2 circulaient dans les écoles liées par convention !
    Tout le monde se regardait d’un air gêné et l’IA a fini par prudemment annoncer le report de la mesure pour effectuer des vérifications et revoir le dossier…
  • Par contre, nous n’avons pas réussi à faire comprendre que l’ouverture d’un demi-poste d’enseignement en langue occitane à la maternelle de Monsempron – financée par la suppression d’un poste en langue française sur la même école – compliquera l’organisation d’une école déjà touchée récemment par une restructuration intra-communale.
  • Pour les ouvertures des dispositifs « moins de trois ans », nous avons relevé que les écoles n’étaient pas vraiment prévenues des modalités choisies. La co-construction n’est pas de mise, malgré les discours !
  • Les postes Plus De Maîtres Que De Classe ont été créés au prix de fermetures de classe : Fumel Jaurès, Villeneuve Ferry, ou de non-ouverture : Agen Lacour.

Nous avons regretté que certaines fermetures n’avaient pas été annoncées sur le terrain, ou seulement par des remarques floues : « vos effectifs sont bas », « vous risquez une fermeture ».
Parfois même des écoles ont été alertées juste dans les jours précédant l’annonce des mesures.

Nous avons aussi noté la volonté d’une IEN de fermer à tout prix des classes sur sa (petite) circonscription quitte à laisser les écoles se débrouiller avec des moyennes indécentes après fermeture.

  • Beauville Engayrac : grâce à une mobilisation unitaire de longue durée : parents, élu-es, enseignant-es, représentant-es des personnels (de certains syndicats), l’administration a enfin réouvert l’école d’Engayrac pour doter le RPI d’une 4e classe.
  • Saint Antoine de Ficalba : la nécessaire ouverture d’une classe supplémentaire, qui était impossible les années précédentes, faute de locaux disponibles, a enfin pu se faire grâce à la redécouverte d’un local certes petit (19 élèves au maximum), mais qui va donner une bouffée d’oxygène à cette école.

Comme quoi, porter des dossiers sur la durée, cela peut finir par aboutir à des résultats pour améliorer les conditions de travail et de scolarisation.

Les votes : Les 6 représentant-es de la FSU ainsi que celui de FO ont voté contre les propositions de l’IA.
Le représentant UNSA encore présent s’est abstenu en CTSD ; en CDEN les deux se sont abstenus.
Le représentant CFDT a voté pour à chaque fois.


Les représentant-es du SNUipp-FSU aux CTSD et CDEN : Franck Chabot-Mercier ; Philippe Guillem ; Jean-Claude Soret ; Sandrine Tastayre ; Séverine Tokatlian ; Sandra Tuffal.