Accueil du siteParitarisme
CDEN « de rentrée » (17 nov. 2017)


Article visité 265 fois Imprimer  Enregistrer au format PDF  
Mis en ligne ou actualisé le : samedi 25 novembre 2017

Plein de sujets à l’ordre du jour, dont la finalisation de la carte scolaire 2017 et le retour à la semaine à 4 jours pour 80 communes.

 Les déclarations

 Préfecture :

C’est la première fois qu’il y a une prise de parole de la préfecture en introduction au CDEN : elle sonne comme un avertissement puisqu’il est prévu une perte d’élèves du 1er degré pendant 3 ans, donc elle annonce des ajustements à prévoir.

 DDEN :

Les DDEN se sentent seul·es. Le représentant rappelle leur attachement à la semaine des 4,5 j. Il déplore qu’à Sainte Livrade l’accueil de certain·es – 3 ans soit refusé par le maire pour l’école publique et que la directrice de l’évêché refuse la visite des DDEN dans les écoles privées.

 FSU :

Les fonctionnaires viennent de rappeler leur attachement aux services publics et leur refus d’être une simple variable d’ajustement budgétaire dans un projet de société libérale où les solidarités collectives sont mises à mal pour mieux renvoyer les individus à leurs propres responsabilité, sans aucun outil pour contrecarrer le poids du social et les effets des inégalités de tout ordre.
Les fonctionnaires ont aussi rappelé avec force leur refus de voir la dégradation de leur condition salariale s’accentuer, sacrifiée sur l’autel de l’austérité, alors même que le gouvernement fait le choix de très nombreux cadeaux fiscaux aux catégories sociales les plus favorisées.
Gel du point d’indice, retour de la journée de carence, report du PPCR, de telles décisions sont irresponsables dans le contexte économique et social actuel. Les annonces du Ministre de l’Action Publique, lors du rendez-vous salarial, ne répondent en rien aux revendications de la FSU et des personnels et relèvent de la provocation. 

Même si la FSU a toujours dénoncé les emplois aidés, qui, de par leur nature sont d’une grande précarité et ont surtout servi à masquer le sous-investissement de l’État dans les services publics, notamment celui de l’Éducation, ils correspondent néanmoins à des missions indispensables au bon fonctionnement des écoles et des établissements : accompagnement, aides aux élèves en situation de handicap, restauration, entretien des locaux et des espaces verts, secrétariat, maintenance informatique...

Aujourd’hui, la suppression de 23 000 CUI/CAE dans l’Education Nationale est à la fois un drame social pour ceux qui ont perdu leur emploi et une source de dysfonctionnements multiples pour les établissements scolaires (missions non assurées ou qui vont générer pour les personnels déjà en poste une charge de travail toujours plus lourde). C’est un nouveau mauvais coup porté au service public d’éducation.
Dans le premier degré ce sont les aides à la direction qui vont être supprimés ce qui ne sera pas sans conséquence sur le fonctionnement des écoles.

La FSU dénonce fermement ces suppressions et demande que les personnels concernés bénéficient d’une formation qualifiante dans la perspective d’un emploi statutaire pérenne pour assurer toutes les missions nécessaires au bon fonctionnement des établissements. 

Nous sommes loin du discours d’attachement au service public de qualité dont le président Macron prétendait faire une priorité.
Aujourd’hui, un agent sur cinq n’est toujours pas titulaire. Le dispositif de la loi Sauvadet, bien que très insuffisant, n’est même pas assuré d’être prolongé. 

Qu’ils soient contractuels de droit public, recrutés en CUI ou même encore fonctionnaires à temps incomplet dans le versant territorial, recrutés sur des fonctions normalement assurées par des fonctionnaires ou sur des fonctions uniquement mises en œuvre par le biais de contrat, les conditions d’emploi et de rémunération placent souvent ces agents dans une situation insupportable que la FSU refuse : c’est pourquoi celle-ci a organisé la semaine dernière une journée d’action contre la précarité dans la fonction publique. 

D’effets d’annonce en campagnes médiatiques, le ministre brique la vitrine de l’éducation nationale. Mais justement ce n’est que la vitrine ! Le personnel n’est pas dupe !

Accélérant le tempo du refrain bien connu de la soi-disant nécessaire austérité, le gouvernement a présenté un projet de loi de Finances qui laisse augurer des coupes budgétaires inacceptables, notamment dans notre secteur : suppression de 200 emplois de personnels administratifs et de près de 2600 postes d’enseignants dans le second degré.

Le Ministre de l’Éducation Nationale reprend ainsi des mesures que les personnels ont déjà bien connu entre 2007 et 2012 et qui ont montré leurs conséquences désastreuses pour les élèves et les personnels. La FSU dénonce ce budget d’austérité qui, sur le terrain, va notamment frapper les plus démunis. 

Les 3880 créations de postes dans le premier degré seront absorbées par le dédoublement des CP en REP, aucune amélioration n’est donc à espérer quant aux effectifs, aux RASED, à la mise en place des « Plus de maîtres que de classes », au remplacement, à la formation continue... alors même que les besoins restent forts, le gouvernement précédent n’ayant réussi en 5 ans qu’à recréer les postes massivement fermés sous M. Sarkozy. 

L’élaboration de la future carte de l’éducation prioritaire doit faire l’objet d’une véritable concertation avec les représentant·es des organisations syndicales.
La FSU demande que la carte soit constituée en fonction des réalités des écoles et non d’une enveloppe budgétaire contrainte. Elle remet en cause la construction des réseaux à partir des seuls collèges (par exemple les écoles du quartier de Montanou sont sorties du réseau car elles dépendent du Collège Chaumié qui n’est pas en REP). La FSU demande la réintégration en REP des écoles orphelines et des écoles précédemment exclues, la clause de sauvegarde et les moyens associés devant bientôt arriver à échéance.

Quant aux rythmes scolaires, entre la mise en place des 4 jours et demi à marche forcée et... bâclée, puis la possibilité d’une sortie précipitée du dispositif début juillet, tout n’a été que cacophonie, caricature et mauvaise foi.

Cette année de manière plus importante que les années précédentes, des contractuels enseignants ont été recrutés dans notre académie pour enseigner dans le premier degré sans aucune formation. Dans notre département, une dizaine de contractuels sont en cours de recrutement. C’est d’autant plus inacceptable que nous sommes dans une académie attractive où beaucoup d’enseignants ou futurs enseignants veulent entrer. 
La FSU dénonce cette situation et demande à nouveau l’ouverture de la liste complémentaire du CRPE. 

Le tableau ne serait pas complet sans y ajouter les suppressions d’emplois administratifs et les coupes budgétaires dans le secondaire où les conditions de travail sont toujours plus détériorées, avec des effectifs très lourds dans certaines classes, avec des publics parfois compliqués à gérer.
C’est ainsi que la belle initiative de Monsieur le Dasen du Lot-et-Garonne qu’est l’ouverture des UPE2A se retrouve dénaturée avec des classes asphyxiées dès lors que le professeur doit accueillir plus de 25 (UPA de Dangla) voire 36 (UPA de Chaumié) élèves allophones.

En collège, les assouplissements de la réforme, prévus par le nouvel arrêté se sont faits à peu de frais. Les marges de 3 heures à distribuer, deviennent de fait la seule manière de financer les enseignements dont les horaires ont été dépouillés par la réforme.
De ce fait toutes les sections n’ont pas été rétablies ou alors avec des horaires très faibles. La FSU réclame le retour à un cadrage national des horaires qui seul permettrait un enseignement des langues et culture de l’Antiquité ainsi que des enseignements de langues et de culture européenne dans les meilleures conditions.

Que dire du brevet dont les professeurs commencent seulement à découvrir les nouveaux contours à quelques mois du passage de l’examen. Par ailleurs, à rebours du discours ministériel sur la « liberté redonnée aux équipes », les enseignants subissent des pressions de la part de certains chefs d’établissement sur les modalités d’évaluation des élèves, chefs d’établissement qui par ailleurs, au mépris des nouveaux textes définissant les obligations de service, tentent d’imposer une annualisation des services dans le cadre de 1 607 heures, alors que les professeurs ont un statut dérogatoire, comme le décret le précise.

Les deux nouveautés de la rentrée de novembre illustrent bien le peu de cas que fait le ministère de l’expertise professionnelle de son personnel et des moyens nécessaires à mettre en œuvre pour atteindre des objectifs de véritable réussite des élèves.

  • Une évaluation nationale en 6ème dont les professeurs ne sont ni les concepteurs ni les correcteurs et qui n’est en fait qu’un outil de pilotage qui ne porte pas son nom pour l’administration.
  • Le dispositif « devoirs faits » dont la réussite nécessite la présence de personnels qualifiés, des moyens spécifiques pérennes permettant la constitution de petits groupes, du temps de concertation inclus dans le temps de service des personnels, et la possibilité pour tous les élèves d’en bénéficier, vient d’être mis en place avec un saupoudrage de quelques heures dans les établissements. Nous sommes bien loin de l’objectif ambitieux de départ .

Concernant l’orientation post bac nous partageons le constat du gâchis du premier cycle universitaire, mais le calendrier, à marche forcée que veut mettre en place le ministre concernant la réforme du baccalauréat et l’orientation post-bac, est intenable risquant d’aboutir à des concertations bâclées, des décisions impréparées et précipitées une fois de plus.

La FSU réaffirme son opposition à la mise en place d’un outil de sélection à l’entrée dans le supérieur. Elle promeut d’autres solutions afin de poursuivre et amplifier la nécessaire démocratisation de l’accès aux études supérieures, en premier lieu augmenter les capacités d’accueil.

Une fois de plus, lors de cette rentrée scolaire nous avons entendu les mêmes antiennes de satisfaction de nos autorités, alors que la réalité du terrain est tout autre.
Nier les difficultés que rencontre la profession, imposer un management toujours moins respectueux du personnel, s’entêter dans des réformes dont les objectifs sont surtout comptables, sont des impasses. La FSU, aux côtés des personnels continue de les dénoncer, et demande que la parole des professeurs, acteurs et experts de terrain, soit entendue dans de véritables négociations pour une meilleure réussite du système éducatif.

 Affaires relevant de la compétence du Département

Le Conseil départemental annonce, sur interpellation de la FSU, qu’il va être procédé à une étude globale des secteurs de collèges, que cette étude va être déléguée à un prestataire privé.
Le calendrier prévu : rentrée 2019 solutions définitives, 2018 scénarii étudiés. La FSU demande de connaître le nom de la société retenue et quels seront les critères d’étude. Le représentant indique que le CDEN sera informé et qu’ un logiciel d’évolution à chaque fin d’année des flux d’effectifs et moyens est en cours de conception.

 Affaires relevant de la compétence de l’Etat

 Carte scolaire 1er degré :

Retour sur les mesures de 2017.
Vote de la FSU : 7 contre.
Les données de la rentrée 2017 font l’objet d’un diaporama avec des chiffres tronqués vu que ne sont pris en compte que les chiffres depuis Hollande. Nous redonnons les chiffres sur une durée plus longue afin de montrer qu’il y a eu perte de moyens par rapport à la situation antérieure.

Dédoublements :
l’IA annonce celui des CE1 qui avaient déjà été dédoublés en CP pour assurer la continuité.

DGH des collèges rentrée 2017 :
Pas d’augmentation prévue des UPE2A (allophones) après une ouverture prévue sur Ducos du Hauron.
La FSU dénonce le décrochage des établissements du 3e groupe (les moins défavorisés du département) en terme d’accompagnement et de résultats.

Sur la carte des langues : effort pour l’allemand et l’italien.

Au détour de la discussion, l’IA exprime son opinion : « on donne un peu plus à ceux qui sont défavorisé·es mais ce modèle a ses limites ».

SEGPA :
La FSU interpelle l’IA sur sa non réponse au Comité Technique Académique à une question posée par la FSU : Y a-t-il réellement une adéquation des moyens aux besoins en SEGPA ou bien simplement une volonté de réduire le nombre d’élèves en SEGPA. Au début il tourne autour du pot en exprimant sa position : « On crée des structures et après on les remplit ».
Enfin il revient sur sa position du CTSD et la réitère : Il y a trop d’échec à la sortie de SEGPA. Il faut analyser ces données. Nous réitérons donc notre demande de suivi des parcours d’élèves depuis la demande des enseignant·es d ’une orientation SEGPA pour savoir ce que deviennent aussi les élèves qui n’ont pu y poursuivre leur parcours de scolarité.

 DDEN :

Vote des nominations des DDEN.
La FSU demande à connaître la liste des DDEN/école.

 Rythmes scolaires rentrée 2017 :

La FSU demande à ce que soit publiée la procédure pour changement de rythme l’an prochain, les dates butoirs, transport. La réponse sidère les élu·es : Date butoir le 15 janvier pour le CDEN du 2 février.
Le représentant de Val de Garonne précise que le calendrier est trop serré pour avoir une consultation sereine des familles par un questionnaire communal et sur la communauté de communes. Mme Delage répond que le conseil d’école du second trimestre peut être placé en début janvier et que la seule consultation qui compte c’est celle des familles par les parents d’élèves.

Le représentant de Val de Garonne explique que si une commune veut garder la classe le mercredi matin et pas les autres de la communauté de commune alors la commune différente financera elle-même les frais ainsi que le transport.

Nous demandons si les critères d’autorisations seront différents de l’an dernier et l’IA nous assure que non.

 Règlement départemental :

Pas de changements majeurs. Nous demandons la féminisation du texte. L’UNSA, relayé par Mme Delage, demande que l’inscription des moins de 3 ans soit comptabilisée en septembre même si la scolarisation effective a lieu en janvier.
La FSU approuve cette proposition pour qu’ils soient comptabilisés dans les effectifs par rapport à la carte scolaire. Ce qui est dommage c’est qu’ils ne comptent que là où il y a des dispositifs labellisés et non partout où ils sont présents.

La séance est levée après 3 heures de travaux. A noter que le quorum a failli ne pas être réuni. Cela aurait entraîné un report du CDEN.