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Pour la Fonction publique


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Mis en ligne ou actualisé le : vendredi 9 mars 2018

Après la réforme du travail défavorable aux salariés du privé et des mesures sociales et fiscales en faveur des plus riches, c’est aujourd’hui aux fonctionnaires et à la Fonction publique que le gouvernement a décidé de s’attaquer.

Après le retour du jour de carence, le gel du point d’indice et le report d’un an du PPCR, les annonces du gouvernement sont particulièrement inquiétantes : plan de départs volontaires, « assouplissement » du statut de fonctionnaire, rémunération au mérite… le tout sur fond de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat.

Pour afficher sa volonté de « s’attaquer aux rigidités », le gouvernement s’appuie sur une consultation confidentielle des usagers sur les services publics recueillant moins de 3 000 avis en 2 mois. Sans oublier que de toutes façons, il ne déviera pas de sa feuille de route dont les conclusions sont écrites à l’avance.

Partant d’une situation actuelle dont il juge qu’elle n’est pas à la hauteur des besoins et des attentes d’usagers trop souvent insatisfaits, il met en avant que seule une réforme en profondeur de la Fonction publique permettrait une meilleure qualité des services publics.

Les annonces de ces dernières semaines sur la SNCF en sont un exemple où la remise en cause du statut de cheminot prépare la privatisation de l’entreprise à terme.

Le seul objectif de ces mesures est bien de réaliser des économies budgétaires, ce qui passe par la suppression de postes de fonctionnaires, la privatisation de services publics ou leur externalisation et la baisse de la rémunération des fonctionnaires.

Autant de raisons d’être en grève tous ensemble le 22 mars avec tou·tes les salarié·es de la fonction publique pour s’opposer aux dégradations annoncées et promouvoir des services publics de qualité sur tout le territoire, assurés par des fonctionnaires mieux reconnu·es et mieux rémunéré·es.