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Politique violente


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Mis en ligne ou actualisé le : mardi 28 août 2018

En cette rentrée 2018, voilà un peu plus d’un an qu’Emmanuel Macron et son gouvernement sont au pouvoir.

Malgré la prise de conscience progressive par les Français·es du caractère injuste de leur politique, ils poursuivent dans une voie qui favorise les plus riches et malmène les plus faibles. L’efficacité et la performance économique sont la justification de toutes les mesures. La conception même du pouvoir s’aligne sur les pratiques managériales au détriment du pacte républicain qui avait pour but la construction d’une société de citoyens libres, égaux et fraternels.

Lorsqu’Alexandre Benalla s’arroge les pouvoirs de la police, ce sont des fondements de ce pacte républicain qui sont foulés au pied, car le pouvoir qui est délégué aux gouvernants au nom du peuple devrait être limité pour en éviter les abus et maintenir le cap de l’intérêt général.
À chacun son rôle, à chacun sa mission ; le pouvoir des uns doit limiter le pouvoir des autres. Dans la vision macronienne, tout procède du chef, du patron qui défend avant tout ses intérêts propres. La start-up nation, c’est un point d’arrêt au projet d’une société solidaire.

La violence est la signature de cette politique : violence contre les personnes migrantes, violence contre les manifestants, violence contre les retraité·es dont le pouvoir d’achat s’érode sans fin, violence contre les salarié·es par des législations régressives, violence même contre l’institution parlementaire et, en résumé, violence contre l’ensemble de la société.

En matière d’éducation, cela se traduit par une absence presque totale de concertation avec les acteurs ou leurs représentant·es sur l’ensemble des sujets. Programmes, organisation du système scolaire, réforme de la fonction publique, etc. : aucune des décisions prises sur des sujets structurant nos métiers ne fait l’objet d’un dialogue sincère ni d’une élaboration partagée.

Jusqu’à quand supporterons-nous d’être ainsi malmenés ? Jusqu’à quand la société française acceptera-t-elle que les intérêts particuliers des riches et des puissants se substituent à l’intérêt général ?

Les réunions syndicales de rentrée seront une première occasion de partager ce que nous pensons de l’actualité de notre métier.
Les élections professionnelles de début décembre seront aussi un moment déterminant pour désigner nos représentant·es face à ce gouvernement et lui indiquer ce que nous pensons de son action éducative.

Le secrétariat du SNUipp-FSU47 :
Guillaume Arruat, Franck Chabot-Mercier, Eric Delage,
Philippe Guillem, Pascal Mundubeltz, Anne-Laure Pujos,
Sandrine Tastayre, Séverine Tokatlian

Bonne rentrée à tou·tes !