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Retrouver du pouvoir d’agir


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Mis en ligne ou actualisé le : mercredi 31 octobre 2018

Guide orange, évaluations CP et CE1 imposées, ajustements, repères annuels... les directives ne cessent de dégringoler du ministère, réduisant les enseignantes et enseignants à de simples exécutants.
Le SNUipp-FSU, lors de son Université d’automne, a lancé un appel solennel à la profession pour défendre la liberté pédagogique.

« Notre force et notre conviction : notre pouvoir d’agir », tel est le titre de l’appel lancé par le SNUipp-FSU à l’occasion de sa 18e Université d’automne les 19, 20 et 21 octobre à Port-Leucate.
Un appel #PasDesMarionnettes pour qu’enfin les enseignantes et enseignants soient écoutés et respectés, comme acteurs essentiels de la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités grandissantes. Un appel pour le respect de la liberté pédagogique et des savoir-faire enseignants.

Durant trois jours d’Université d’automne, plus de 400 participants, mêlant enseignants et chercheurs, ont débattu de l’école et de ses enjeux, rappelant combien le métier se complexifie et exige une expertise que le ministère doit enfin reconnaître. _ À l’inverse, ce à quoi on assiste depuis des mois, c’est un ministre qui s’adresse à l’opinion publique et à la presse plutôt qu’à celles et ceux qui font classe chaque jour. Il impose des « bonnes pratiques », des recettes « magiques » et une culture de l’évaluation visant à piloter le système.

Pas de simples exécutants

Ce faisant, il dépossède les enseignants et enseignantes de leur expertise, les réduisant au rôle de simple exécutants.
Des exécutants à qui sont destinés des ajustements de programmes alors qu’il ne devait pas y avoir de nouvelle loi pour l’école... Les enseignants de CP, eux, ont reçu un guide orange sur la lecture pour leur dire comment faire leur travail.
Enfin, les évaluations CP et CE1 imposées cette rentrée ont mis les jeunes élèves en difficulté et les PE ont été réduits à les faire passer selon un protocole très strict puis à remonter les réponses telles qu’elles sans être associés à leur correction ou leur interprétation.
Alors même que de nombreuses équipes n’avaient pas encore saisi ces réponses, le ministre s’est empressé de commenter dans la presse des résultats aux fondements scientifiques discutables, mettant en exergue les échecs des élèves plutôt que leurs réussites.

Pour mener à bien leur mission, les enseignantes et enseignants réfléchissent à leurs pratiques. Ils ont besoin d’une formation continue régulière et ambitieuse qui croise la recherche sous formes d’allers et retours entre la pratique et la théorie.
Ce n’est pas de directives dont ils ont besoin mais d’apports pour construire une relation pédagogique prenant en compte la diversité des élèves et se confronter à d’autres manières d’enseigner. L’école de la confiance, la vraie, doit se baser sur leur capacité à innover, à imaginer, à transformer les apports de la recherche en activités d’apprentissage.
D’où l’importance de retrouver du pouvoir d’agir, du collectif de travail et de savoirs face à des méthodes toutes faites.

Pour signer l’appel :