Accueil du siteSNUipp 47 Édito
Les vœux du SNUipp-FSU 47


Article visité 49 fois Imprimer  Enregistrer au format PDF  
Mis en ligne ou actualisé le : mercredi 6 février 2019

Cette nouvelle année débute dans un climat social et politique « tendu » voire chaotique, marqué par des actes de violences impactant les cours de récréations où les enfants jouent aux CRS et aux gilets jaunes.

Alors que la frontière entre politique et administration est tellement poreuse que monsieur l’inspecteur d’académie fait de la publicité auprès de ses subordonnés via le courrier officiel aux écoles pour une réunion politique menée par le député Alexandre Freschi, le SNUipp-FSU 47 souhaite présenter ses vœux.

Pour l’année 2019, le SNUipp-FSU 47 souhaite que l’école de la confiance soit :

  • L’école qui redonne confiance aux enseignantes et aux enseignants en l’institution et non celle « de la confiance de l’institution comme des parents dans ses professeurs » car, dans ce sens, c’est bien l’enseignant qui sera en permanence jugé et remis en question ;
  • L’école où les évaluations restent l’expression de la liberté pédagogique et de la bienveillance si chère au ministère et que certains de ces cadres oublient quand ils s’adressent aux personnels.
    Ces évaluations doivent être construites pour faire progresser les élèves et non mesurer des niveaux sans tenir compte de la réalité de la classe. Pour toutes ces raisons, nous appelons au boycott de cette seconde vague d’évaluations nationales que nous considérons comme totalement hors-sol ;
  • L’école où la gestion des personnels laisse plus de place à l’humain : où est la justice quand le système ne considère pas les situations de parents seuls avec leurs enfants lors des permutations.
    Où est la justice quand les enseignantes et les enseignants sont privé·es de mobilité par la frilosité des DASEN ?
  • L’école où la formation est envisagée comme un pilier institutionnel et non une variable d’ajustement des heures.
    Actuellement, quand les directrices et les directeurs par intérim prennent leur fonction, elles et ils sont livré·es à eux-mêmes. Quand les fonctionnaires stagiaires obtiennent le concours, ils sont positionnés dès la rentrée en responsabilité de classe et livrés à eux-mêmes.
    L’école de la confiance doit permettre une formation initiale et continue de qualité, avec une entrée progressive dans le métier et de vrais relations entre les acteurs de terrain, pas du tchat sur un forum M@gistère...
  • L’école de l’expression démocratique des enseignantes et des enseignants où la représentativité est authentique. Depuis le passage au vote électronique et la fin des bureaux de vote dans les écoles, le taux de participation a chuté.
    Nous souhaitons pour 2019 que les représentantes et représentant·es des personnels soient davantage écouté·es et surtout entendu·es et que le paritarisme soit renforcé.
  • L’école de tous les territoires de la République, qui prend en compte ses spécificités.
    Avec le dédoublement des CE1 en éducation prioritaire à la prochaine rentrée, les ouvertures nécessaires, et une dotation négative de 4 postes annoncée, comment prendre en compte les besoins particuliers du territoire lot-et-garonnais : la ruralité, la pauvreté des familles, les réseaux d’aide incomplets, le manque de remplaçants, les écoles orphelines, la pénurie de places en établissements spécialisés ?

Le constat du SNUipp-FSU est sans appel.

Pour le ministre, l’école de la confiance sera celle des enseignantes et enseignants bâillonné·es et contrôlé·es.
Pour le SNUipp-FSU, l’école de demain ne sera pas celle de la technocratie et de la bureaucratie au service d’un pouvoir étatique autoritaire.
Elle sera celle de la vigilance et de la résistance.

Le secrétariat du SNUipp-FSU 47 :
Guillaume Arruat, Franck Chabot-Mercier, Éric Delage, Philippe Guillem, Luc Mamin, Pascal Mundubeltz, Anne-Laure Pujos, Sylvie Salmoiraghi, Sandrine Tastayre, Séverine Tokatlian.