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Comité de suivi direction d’école


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Mis en ligne ou actualisé le : vendredi 13 décembre 2019

Après les réunions organisées dans les circonscriptions pour recueillir les remarques des personnes chargées des directions d’écoles, rebaptisées pour certaines en réunion chouquette, le DASEN organise le vendredi 13 décembre une réunion sous forme de comité, en-dehors de toute instance réelle, pour soit-disant travailler sur les retours des premières.

Comment travailler vraiment en obtenant l’ordre du jour une semaine avant ?
Comment travailler vraiment sans avoir de documents de synthèse sur lesquels baser une analyse, notamment pour les personnes extérieures à l’EN comme les représentant·es des collectivités ?

Nous ne pouvons pas cautionner ce qui s’apparente à un affichage qui ne changera les conditions de travail que sur des points annexes alors que le mécontentement lié à l’empêchement de faire son métier correctement mérite bien mieux comme analyse et surtout réponses.

La FSU a décidé donc de porter les revendications recueillies auprès des collègues sous forme de déclaration et de quitter le comité trucmuche.

FO a fait le même choix, la CFDT n’était pas représentée.
Voici la déclaration lue sans aucune réponse du DASEN par la FSU :

Vendredi 13 décembre 2019, Comité de consultation et de suivi relatif aux missions des directions d’école

Déclaration des représentant·es du personnel SNUipp-FSU47

Merci de venir nous consulter au chevet d’un corps de métier malade. Aujourd’hui, les soins palliatifs sont engagés. Un accompagnement vers la mort du métier est en place. L’annonce de Monsieur le premier ministre, ce mercredi à midi, est la piqûre de morphine avant la dose létale programmée à 64 ans. À se demander si le gouvernement n’en a pas légalisé l’usage, tellement les décisions prises sont éloignées des réalités vécues sur le terrain.
Une consultation donc, un suivi… mais de quoi ? Sur quels documents travaillés ? Aucun document préparatoire. Aucun document de retour sur les journées de consultation d’école. Aucun document sur la mise en œuvre des jours de décharges !

Avons-nous été invité·es pour seulement acquiescer ?!

Après les groupes de travail, le ministère nous propose des comités de suivi. Dans les entreprises, un comité de suivi se fait régulièrement avec des données (tableau de suivi) concernant l’avancement des travaux, le planning à venir, la coordination des travaux, l’ensemble de moyens nécessaires à la bonne réalisation des travaux, les difficultés techniques ou fonctionnelles, les nouveaux besoins, la gestion des modifications éventuelles.
S’agit-il d’une réunion visant effectivement de faire un point sur l’avancement des mesures mises en œuvre pour l’amélioration du fonctionnement de direction d’école ?

Dans ce cas, nous aurions besoin d’éléments quantitatifs :

- Quels sont les moyens de remplacements dans chaque circonscription du département dévolus aux décharges de 1 à 3 classes ?
- Combien de jours n’ont pas pu être attribués depuis septembre ?
- Quelles perspectives jusqu’à la fin de l’année scolaire pour assurer ces décharges ?
- Un compte rendu des réunions des directeurs·trices qui ont eu lieu dans les circonscriptions comme cela a pu être fait par ailleurs et notamment dans une circonscription du département.

Nous souhaiterions un vrai comité de suivi :

organisé avec ces documents de travail en préalable et une vraie représentativité des personnels (1 personne par syndicat n’est pas une composition représentative).

Avant d’aller plus loin dans la discussion, et de vous faire part de nos revendications, il nous semblait essentiel de pouvoir être informé·es et pouvoir travailler sur ce qui relève du droit et de la loi.

… réponse de l’administration attendue… (aucune)

Nos ambitions pour la direction d’école :

- Du temps : le temps de décharge doit augmenter pour toutes les écoles ;
- De la formation : au-delà de la formation initiale une formation continue ;
- Renforcer le collectif de travail, reconnaître le travail entre pairs : un conseil des maître souverain et une liberté d’organisation des 108 heures ;
- Alléger et supprimer des tâches administratives : priorité aux tâches indispensables à la vie de l’école et au service des élèves. Le cœur de la fonction de direction doit être l’animation d’équipe ;
- Revaloriser les salaires de toutes et tous ;

Plus précisément voici les 15 mesures d’urgence pour la direction d’école que nous revendiquons et qui ont émergé des rencontres avec la profession :

15 mesures d’urgence pour la direction d’école

À prendre dans un premier temps dès le retour des vacances d’automne.
Dans un second temps des mesures ambitieuses sont indispensables pour augmenter les temps de décharges des directeurs et directrices, pour mettre en place, dans toutes les écoles, des personnels sur des missions d’aide à la direction et au fonctionnement de l’école et pour augmenter les rémunérations.

1. Suppression des tâches relevant du contrôle : tableau des 108h, demandes d’autorisation d’absence avec avis de la direction, envoi des compte-rendu des conseils de cycle et conseils des maîtres à l’IEN, tableau de bord divers et multiples, suivi des évaluations nationales.
2. Le renseignement de documents pré-remplis (PPMS, registres divers, DUER…) doit pouvoir s’effectuer sur un temps collectif dédié et réalisés avec des assistants de prévention en distinguant clairement les parties relevant de la compétence de l’école, de celles de l’employeur, de la collectivité territoriale et de celles des services de sécurité (pompiers, gendarmerie…).
3. Fin des remontées via des enquêtes dont l’administration possède déjà les informations : enquêtes effectifs, répartition pédagogique, fiches individuelles des PE…
4. La constitution des dossiers d’entrée en 6ème ne doit plus être à la charge des directeurs, notamment via Affelnet.
5. Mettre fin à la profusion de mails et de demandes répétées par plusieurs services (DSDEN, Rectorat). Les informations officielles doivent toutes converger via une lettre hebdomadaire de la DSDEN, conformément au protocole national de simplification administrative. Celle-ci doit être communiquée directement à l’ensemble des agents, sans transiter par la direction d’école. Seules les boites mails des écoles doivent être utilisées pour les messages relevant du fonctionnement de l’école et non les boites mails personnelles académiques des directeurs et directrices. Aucun mail ne doit être envoyé en dehors des heures de service, aucune réponse ne doit être exigée en dehors du temps de décharge dédié à la direction d’école (à minima disposer d’une semaine de délai).
6. Organiser la communication entre l’employeur et ses agent·es : les actes concernant les adjoint·es, congé formation, convocation animation péda… doivent être envoyés directement sur leur boite professionnelle ; l’école n’est mise en copie pour information que lorsque que cela touche au fonctionnement de l’école : absence, convocation ….
7. Une plateforme unique départementale dédiée à la direction d’école regroupant les documents utiles au fonctionnement de l’école et sur laquelle un outil de suivi des demandes (attente affectation AESH…) serait accessible pour disposer de l’information dès que la décision est prise.
8. Mise en place d’un calendrier trimestriel des tâches précises à effectuer avec des délais de retour anticipés et affichés.
9. Réunions de directeurs et directrices sur le temps de service avec remplacement systématique si elle a lieu sur temps de classe.
10. Mise en place de temps de rencontres réguliers au niveau de la circonscription dès le retour des vacances d’automne pour partager entre pairs les besoins et les préoccupations. Possibilité de faire appel à des personnes ressources formées à la gestion de conflits.
11. Mise en place d’une formation continue basée sur les missions liées à la direction et au fonctionnement de l’école, à partir d’un recensement des besoins exprimés.
12. Assurer tous les temps de décharges réglementaires, notamment pour les écoles de 3 classes ou moins avec des personnels stabilisés sur les écoles et selon un calendrier annuel adapté aux besoins exprimés par les écoles.
13. Les réunions de directeurs et directrices avec l’IEN et/ou l’équipe de circonscription doivent faire l’objet d’un compte-rendu écrit établi par la circonscription et envoyé directement à tou·tes les enseignant·es.
14. Clarification du cadre des relations avec la collectivité, des responsabilités des uns et des autres ainsi que les interlocuteurs et les procédures (commandes, travaux, transport… ).
15. Fin de la saisie des élèves dans ONDE, cela doit être géré par les collectivités dont la compétence est de procéder aux inscriptions des élèves.