Communiqué intersyndical départemental pour le 1er Mai

Le 1er mai doit permettre à chacun et chacune de s’emparer de nos revendications, et de les rendre visibles. Même confiné·es, manifestons toutes et tous le 1er mai, avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux et donnons à cette journée une véritable force collective !

Publication : 30 avril 2020

Le 1er mai doit permettre à chacun et chacune de s’emparer de nos revendications, et de les rendre visibles. Même confiné·es, manifestons toutes et tous le 1er mai, avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux et donnons à cette journée une véritable force collective !

Nous vous proposons :

  • Une manifestation locale virtuelle qui consiste à se prendre en photo et/ou prendre en photo une banderole, une pancarte revendicative et la télécharger à partir du site suivant (qui sera actif le 1er Mai) :http://www.bomsky.com/photo1maiLot/
  • Un évènement facebook à l’échelle nationale qui consiste à mettre sa photo de profil sur un filtre (à imprimer et découper pour se prendre en photo « au travers ») puis à la poster sur l’évènement en n’oubliant pas de mettre sa ville son département ou sa région.
    L’objectif est de faire défiler le cortège FSU, partout en France ! https://www.facebook.com/hashtag/pl...
    Filtre et visuels disponibles à l’adresse suivante : https://fsu.fr/1er-mai-on-ne-va-pas...

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse :

Alors qu’une grave pandémie affecte les pays du monde entier, ce 1er Mai sera plus que jamais la journée internationale de luttes des travailleuses et travailleurs.

Des millions de personnes sont actuellement confinées mais de nombreux États ont d’abord nié l’ampleur et la gravité de la situation sanitaire, pour préserver les intérêts économiques du patronat, et des actionnaires aux dépens de la santé des citoyens ! Une fois l’épidémie installée leur incapacité à faire face à la crise a mis en évidence le
résultat de la destruction des services publics, l’insuffisance d’infrastructures, de personnels, de moyens dans tous les secteurs de la santé.

Des millions de personnes sont confinées dans de nombreux pays et vivent grâce aux
salarié·es oublié·es et invisibles qui continuent à travailler le plus souvent au risque de
leur propre vie car face à la pénurie de matériel de protection le patronat met en
avant des « gestes-barrière », renvoyant la responsabilité vers les individus alors que
dans beaucoup d’entreprises, rien n’est fait pour que ces « gestes barrière » soient
applicables. Ainsi, l’ensemble des personnels de santé ; tous les salariés du commerce de l’agroalimentaire,
du paramédical, du social, du nettoiement, etc. ainsi que tous les
agent·es de la fonction publique ont continué d’assurer leurs missions de service
public, et plus largement ceux et celles qui travaillent au service de la population.

Les paroles de reconnaissance des gouvernements n’ont pas été suivies d’actes forts,
bien au contraire, ils utilisent la crise sanitaire pour restreindre encore nos droits, nos
conquêtes sociales et une grande partie des « mesures d’urgence » consiste à
s’attaquer au temps de travail, aux congés, aux salaires, au droit de grève...

Les mots sont évidemment insuffisants pour exprimer notre colère, et notre
détermination à faire changer les choses. Nous porterons ce 1er mai 2020, bien que
confiné·es, les revendications qui sont plus que jamais d’actualité car :

  • Sacrifier la santé des travailleur.euse.s n’est pas admissible !
  • Sacrifier les droits des travailleur.euse.s sur l’autel de l’économie n’est pas tolérable
    et ne pourra continuer quelle que soit la situation !
  • Sacrifier les plus précaires d’entre nous n’est pas admissible dans une société
    d’égalité et de solidarité !

Même confiné·es, nous pouvons manifester, toutes et tous, le 1er Mai à l’aide de
pancartes, banderoles, en envahissant les réseaux sociaux, donnant à cette journée
une véritable force collective. Le 1er Mai, soyons, nous aussi dans le Lot-et-Garonne,
visibles, solidaires, déterminé·es ! Nous ne paierons pas la crise générée par des choix
politiques d’un système capitaliste mortifère. À l’union nationale sacrée que le
gouvernement tente d’imposer pour masquer les conséquences dramatiques de sa
politique libérale, nous répondons par la solidarité internationale de la classe ouvrière
pour obtenir la satisfaction de nos revendications par nos luttes.

Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste
et féministe !