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Le brouillard se dissipera grâce au vent de notre lutte


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Mis en ligne ou actualisé le : samedi 2 mai 2020

Nous voilà à une semaine d’une rentrée d’école qui n’en sera pas une.

Ce n’est pas une vraie rentrée, puisque l’école ce n’est pas que quelques élèves, l’école ce n’est pas qu’avec certain·es enseignant·es et pas d’autres, l’école ce n’est pas se tenir à distance, avoir peur de toucher l’autre, manger seul·e à sa table, ne pas pouvoir jouer au même jeu que le copain ou la copine.
Nous n’avons toujours pas d’informations fiables sur les modalités, école par école.

Nous sommes dans le brouillard. Notre ministre nous impose de faire des métiers qui ne sont pas les nôtres : nous voici assistant·es sanitaires, déménageur·ses des meubles de la classe pour faire de la place, psychologues pour rassurer les familles alors que nous même nous n’avons pas le droit d’avoir peur sans motif médical, nous voici gestionnaires de flux de déplacements, de garantir beaucoup de choses qui dépassent ce que nous avons appris à faire, ce que nous pouvons faire.

Nous sommes dans le brouillard aussi parce que les gouvernements actuels et précédents n’ont rien fait pour baliser notre futur.
En fermant des postes, en laissant disparaître des usines, des savoirs-faire, des fabrications d’objets utiles, ces politiques ont fait la preuve de leur incapacité à en avoir une, de vision politique à long terme. Bien sûr l’accident, la pandémie, les séismes sont imprévisibles.
Mais le rôle, le seul d’ailleurs d’une politique digne de ce nom serait de savoir préparer des repères, des outils, des organisations qui peuvent être des phares dans le brouillard.

Puisque nous avons bien vu l’inadaptation du système et de ces mesures politiques, nous aurons à dissiper le brouillard par le vent de nos luttes légitimes, porteuses d’espoir et de solidarité.

Sandrine Tastayre
Par ailleurs, n’oubliez pas de signer et faire signer la pétition :
https://fsu.fr/petition-plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres-2/