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Les inégalités d’accès à la formation professionnelle


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Mis en ligne ou actualisé le : vendredi 21 février 2014

68 % des cadres supérieurs bénéficient de formation professionnelle contre 37 % des ouvriers. La deuxième chance existe surtout pour les plus favorisés.

Source : L’Observatoire des Inégalités : Les inégalités d’accès à la formation professionnelle

68 % des cadres supérieurs et 61 % des professions intermédiaires ont eu accès à la formation professionnelle continue en 2012, contre 37 % des ouvriers et 43 % des employés, selon l’Insee.
Le taux d’accès à la formation continue augmente avec le niveau de diplôme initial : seuls 25 % de ceux qui n’avaient aucun diplôme ont eu accès à la formation en 2012, contre 66 % des bac + 3 et plus.
Ce à quoi il faudrait ajouter les écarts de durées et de types de formations suivies : le seul accès à la formation ne renseigne pas sur le contenu des enseignements.

Les salariés aux statuts les plus favorables sont aussi les plus favorisés dans ce domaine.
Un quart des chômeurs sont concernés, contre la moitié des personnes qui occupent un emploi.
63 % des salariés de la sphère publique ont été formés, contre 46 % dans le privé, et 53 % en CDI contre 40 % des salariés en CDD.
Les employés des plus petites entreprises (de 1 à 10 salariés) ne sont que 34 % à avoir été formés, contre les deux tiers dans les entreprises de plus de 250 salariés.

La formation professionnelle, qui devrait constituer une « deuxième chance » pour les salariés les moins qualifiés, est davantage utilisée pour adapter au changement les salariés qui sont le mieux préparés de par leur diplôme.

L’univers professionnel français est déjà marqué par de faibles possibilités de progression de carrière et une barrière très forte à l’entrée du monde de l’encadrement.
Pour ceux qui n’ont pas décroché de diplôme, la situation est souvent figée dès leur entrée dans le monde du travail. Si les employeurs n’ont pas pour vocation à organiser la promotion sociale, on ne peut que souligner la faiblesse de l’investissement public en France dans la formation de ceux qui sont déjà les moins qualifiés.