Grève interprofessionnelle le 9 octobre
jeudi 4 octobre 2018

Avec 94 milliards d’euros en 2017, les profits des entreprises du CAC 40 s’envolent, et les dividendes suivent la même courbe. La France est ainsi classée 3e au palmarès des taux de rentabilité du capital et verse plus de 10 % du total mondial des dividendes.
Pendant ce temps, le gouvernement choisit de diminuer les recettes fiscales de l’État : les décisions gouvernementales ont creusé un trou de 14 milliards d’euros sur l’année, en favorisant les plus riches. Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) devenu impôt sur la fortune immobilière (IFI), droits de successions, impôt forfaitaire sur les revenus du capital…

C’est dans ce contexte que le gouvernement annonce un budget d’austérité : nouvelle diminution des emplois aidés, nouveau coup contre les retraités avec le décrochage des pensions par rapport à l’inflation, 4 200 suppressions d’emplois dans la Fonction publique de l’État, 120 000 d’ici 2022 dans les fonctions publiques, remise en cause des statuts dans l’ensemble des 3 fonctions publiques avec « CAP 2022 »…
Sans oublier le Big-Bang annoncé de la réforme des retraites...

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Grève du 09 Oct - Lettre aux parents

Rendez-vous :
- à AGEN – place Armand Fallières (place de la Préfecture) à 10 h : rassemblement suivi d’une manifestation.
- à MARMANDE - esplanade de Maré à 15h.

Pour : Contre :
Une augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux pour gagner du pouvoir d’achat ;
La réalisation concrète de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
Un service public de proximité pour toutes et tous qui mette fin aux inégalités territoriales et sociales ;
L’arrêt des réformes régressives visant la casse des droits collectifs et les mécanismes de solidarité. Celles-ci favorisent l’émergence d’une logique de chacun pour soi inégalitaire où l’on ne reçoit qu’à la hauteur de ses moyens et non plus en fonction de ses besoins : remise en cause des conventions collectives et des statuts, réforme des assurances maladie et chômage, retraite ;
Le droit à la retraite à taux plein pour tous les salarié·es, dès l’âge de 60 ans et en deçà pour les travaux pénibles ;
L’égalité d’accès à l’éducation et à la formation pour faciliter l’insertion des jeunes dans la vie active et la fin d’une logique de sélection aveugle du plus jeune âge jusqu’à l’université via Parcoursup ;
Une vraie politique d’investissement ciblée notamment sur les enjeux environnementaux qui assure l’avenir des générations futures.
Le renforcement des inégalités territoriales (Réforme du Lycée, Bac à la carte, Réforme de la voie professionnelle et suppression des 5000 postes)…
Le renforcement des inégalités sociales :
La sélection engendrée par « Parcoursup » qui limite l’accès à l’enseignement supérieur d’une partie de la jeunesse, et fonctionne comme une machine à trier selon l’origine géographique et sociale.
La précarisation des retraité·es, familles et jeunes, fragilisé·es par la sous-indexation des pensions, des allocations familiales ou des aides au logement par rapport à l’inflation
La réforme des retraites, atteinte au statut de la fonction publique, gel des salaires, renforcement de la rémunération « au mérite »
La casse du système de santé
La suppression des CAP et l’amoindrissement du rôle des CHSCT
La politique budgétaire qui ne bénéficie encore qu’aux plus riches.