La construction des budgets traduit l’obsession du gouvernement et du patronat à poursuivre la saignée dans les services publics, les collectivités locales et les comptes sociaux, au mépris des besoins.
Comment peut-on encore comprimer les dépenses publiques et laisser prospérer, sans y toucher, les fortunes privées bâties sur le dos du travail et des fonds publics, sur la captation patrimoniale ?
Les inégalités de patrimoine et de revenus se creusent à grande vitesse sans que la fiscalité ne les corrige. Pire, elle les renforce. Selon les calculs d’ATTAC, en 10 années, la baisse d’impôts a privé le budget de l’État de 450 milliards.
Il est plus que temps de mettre au cœur du débat une fiscalité qui permette, par une plus grande progressivité, de s’attaquer aux défis qui concernent l’ensemble de la société et qui appellent des investissements très importants : le vieillissement de la population, la transition écologique, la santé, l’éducation…
Une partie de la population se rend compte qu’on peut vraiment faire autrement pour les retraitées comme les salariées ou les jeunes qui souffrent tant des injustices sociales. Pour contrer ce mouvement, les véritables priviliégées et leurs chargées d’affaires, sont de plus en plus tentées de se tourner vers l’extrême-droite.
Farouches défenseurs de la politique de l’offre, tenants de la marginalisation des Services publics, xénophobes camouflés dans une conception instrumentalisée de la laïcité se retrouvent pour liquider les biens communs. Les votes de l’extrême-droite favorables aux mesures les plus libérales dévoilent son imposture, mais ses idées complaisamment distillées deviennent acceptables pour certains groupes parlementaires.
Avec le groupe des 9, les retraitées de la FSU-SNUipp seront présentes pour défendre les solidarités et la démocratie qui seront au cœur des rendez-vous de l’année 2026.
La FSU-SNUipp sera active pour porter les revendications légitimes nécessaire au service public d’éducation.
La carte scolaire est un moment crucial pour se retrouver ensemble dans cette lutte qui interroge nos choix de société.
L’argent coule à flots pour le maintien de l’ordre, pour les grandes fortunes, pour le train de vie du gouvernement. Et l’école publique, celle qui accueille, instruit, éduque, qui prépare l’avenir de notre pays devrait être sacrifiée ?
Même si l’administration essaie de préparer les maires aux fermetures sans que les parents d’élèves et les écoles soient informées, la FSU-SNUipp appelle les personnels, les parents d’élèves et l’ensemble de la communauté éducative à débattre et à construire ensemble la mobilisation pour stopper l’hémorragie et créer les postes nécessaires pour une école à la hauteur des enjeux. Nous ne resterons pas sans réponse à ces attaques.
C’est un peu facile de dire que l’École est essentielle, comme l’a écrit récemment le ministre aux enseignants, encore faudrait-il que cela soit suivi d’actes concrets.
La FSU-SNUipp, avec les collègues, portera cette exigence.
Le secrétariat de la FSU-SNUipp47