Comme un air de déjà-vu
Publication : 15 janvier 2021
Modification : 29 avril

Si lors de l’annonce du 1er confinement, l’aspect sanitaire avait mis au pas l’économie mondialisée et éveillé un président au point d’imaginer un monde d’après ; un an plus tard, nous voilà de nouveaux confinés par un Jupiter nul-ment responsable des conséquences de ses annonces.

Un an d’une partie de « Jacques a dit » interminable, renommée dès le 3 juillet 2020 en « Castex a dit » mais connu bien avant par les personnels de l’éducation nationale sous la forme « Blanquer a dit ».

Version 2021 (copier coller de 2020).

Blanquer a dit : « Les écoles ne fermeront pas. »

Blanquer a dit : « Les écoles fermeront. »

Blanquer a dit : « Nous sommes prêts. »

Blanquer a dit : « Ce sont des hackers de l’étranger. »

Mise à jour avril 2021.

Blanquer a dit : « Les enseignant·es seront vacciné·es d’ici la rentrée ».

BFM n’a pas dit Blanquer a dit.

Blanquer a dit : « Les écoles rouvriront le 26 avril selon le protocole sanitaire mis à jour le 27 avril. »

BFM n’a pas dit Blanquer a dit.

Dans cette « guerre » contre le virus, ces gouvernants ont pour seul fait d’armes celui de nous miner le moral. Il faut bien admettre que miner ils savent faire. Une compétence innée, un véritable savoir-faire.

Ils creusent.

Ils creusent, cela devient lassant.

Ils creusent... bars, restaurants, salles de spectacles, cinés restent toujours fermés, et le moral des étudiants est au plus bas.

Ils creusent et la file d’attente à la banque alimentaire et au resto du cœur n’a de cesse de s’allonger.

Ils creusent, les Shadoks de notre gouvernement, et à chacune de leur sortie n’en finissent plus de creuser.

Dire que dans l’ancien monde on qualifiait de politique de l’autruche celui qui refusait de voir la réalité mais c’est oublier que l’autruche creuse profondément pour y installer son nid et pondre ces œufs.

Beauté de la start-up nation, voici la politique de l’autruche mise à jour, une version 2.nigaud : on creuse profondément la dette publique nous préparant ainsi à ce que le candidat Macron nous ponde une cure d’austérité. Le Macron nouveau pourra alors éclore sous nos yeux et mieux nier la réalité des conséquences de ses choix puisqu’il suffit de ne pas nommer les choses pour qu’elles n’existent pas.

Leur gestion de la crise est calamiteuse. Notre ministre une calamité.

N’attendons pas 2022 pour les juger !