Drôle d’époque, drôle de rentrée !
 Mis en ligne en août 2022
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Drôle d’époque où la guerre, qui jusque ici était restée cantonnée dans des marges plus lointaines, semble avoir disparu des radars durant l’été, revient dans les rayons des supermarchés et les factures d’énergie.
Drôle d’été où les forêts brûlent par manque d’entretien pérenne après le démantèlement de l’ONF, par la gestion privée de l’entretien du matériel de protection et des exploitations forestières, mais où on accuse les écologistes d’empêcher leur entretien.
Drôle d’époque où les émissions de CO2 des jets privés et des yachts des ultra-riches conduisent à demander à tous les autres, c’est-à-dire l’énorme majorité des humains, de baisser le chauffage, de couper le wifi et de bazarder sa vieille voiture, même sans avoir assez d’argent pour en changer.
Drôle d’époque où les député·es de la non-majorité gouvernementale votent main dans la main avec l’extrême-droite des lois injustes, refusant des augmentations de salaires pour des métiers pourtant essentiels tout en refusant de taxer les super-profits de leurs compères de classe.
Drôle de rentrée où le gouvernement reconnaît la nécessité de réévaluer le point d’indice mais le maintient en-deçà de l’inflation.
Drôle de rentrée où les mécanismes collectifs d’égalité territoriale et de gestion des personnels sont remplacés par des projets territoriaux, des évaluations d’écoles, des pôles-ressources, des parcours individualisés, des rendez-vous de carrière.
Drôle de rentrée où le COVID semble avoir presque disparu des écoles, maintenant qu’il y a d’autres chats à fouetter.
Drôle de rentrée où les nouveaux et nouvelles retraité·es ont passé leurs dernières années d’école à gérer des urgences sanitaires et sociales sans aide réelle du ministère avec même un certain mépris.
Néanmoins bien des signaux positifs sont visibles, malgré l’écran de fumée déployé par les communications gouvernementales et leurs relais.
D’abord plus personne ne peut nier que la crise sanitaire n’est plus un prétexte suffisant pour faire accepter la vertigineuse augmentation des inégalités. Enfin, la nécessaire inflexion des priorités politiques entraîne des réflexions différentes, des rassemblements, des actions collectives dans plusieurs pays. La grève interprofessionnelle qui apparaît dans le paysage en cette rentrée en est un des signaux. Les élections professionnelles à venir peuvent aussi marquer un coup de semonce vis-à-vis des positions attentistes ou opportunistes de certains syndicats.

La FSU et le SNUipp seront aux côtés de celles et ceux qui ne veulent pas se laisser faire, et préfèrent imaginer un avenir plus durable, plus solidaire et plus juste.

Rejoindre le syndicat, débattre, se rencontrer, agir, s’informer, c’est ce que nous vous proposons.

Le secrétariat de la FSU-SNUipp47 :
Guillaume Arruat, Mathieu Couderc, Jacinthe Fischer, Philippe Guillem, Audrey Paillé, Christophe Portier,
Sylvie Salmoiraghi, Jean-Claude Soret, Sandrine Tastayre, Sandra Tuffal