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 Mis en ligne en mars 2023
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Mardi 28 mars : dixième journée de mobilisation en France contre la réforme des retraites ! Sans compter les blocages, piquets de grèves ou rassemblements spontanés …

Une onzième journée de mobilisation est déjà prévue jeudi 6 avril. Pour la défense de nos droits fondamentaux et contre la réforme des retraites, mobilisons-nous !

Si en Lot-et-Garonne ces actions se déroulent plutôt manière paisible [1], les manifestantes se sentent néanmoins touchées et atterrées par les violences que subissent leurs camarades qui manifestent contre cette réforme injuste et son passage en force dans d’autres villes françaises.

Qui ne le serait pas d’ailleurs ?

De nombreux observateurs et ONG, tels que le Conseil de l’Europe, la Ligue des droits de l’homme, Amnesty International, le Parlement belge ont dénoncé la répression brutale des manifestations en France.

Au prétexte mensonger de faire le bonheur des Françaises contre leur gré, les violences contre les contestations seraient-elles ainsi légitimes ?

Une police à moto qui roule sur des manifestantes à terre, qui matraque des crânes, qui gaze à bout portant une députée en écharpe, la BRAV-M qui tire sur une mère de famille et lui détruit la main, qui tire sur un syndicaliste et lui arrache un œil, qui violente sexuellement des femmes sous couvert de fouilles, qui dégoupille 4000 grenades ou TNT à la face de jeunes révoltées par des corruptions écocidaires.

Non, il n’y a pas d’approbation possible. Le gouvernement d’Emmanuel Macron est déjà allé trop loin avec notre police qu’il tient pour son arme de répression brutale.
Nos policieres ne sont pas engagées pour être les instruments du matraquage de tout un peuple qui conteste un coup de force dont il sera la victime.

Si ce n’est pas légitime, qu’en dit la justice ?

Sur injonction de son ministre , elle est soumise d’infliger une réponse pénale rapide se mettant ainsi au service d’interpellations et de gardes à vue arbitraire pour dissuader les manifestantes. Des centaines de jeunes [2] sont ainsi interpellées violemment sans discernement et mis en garde à vue.

Non, pénaliser nos libertés d’expression, de circuler, de manifester de faire grève mais légaliser les réquisitions violentes, le travail forcé et la dispersion des piquets de grève, envoyer au cachot n’est pas juste.

Au-delà du 49.3, la répression policière et la répression judiciaire sont-elles donc aussi des maximes de notre démocratie pour le passage en force d’une réforme ultime d’un forcené capricieux ?

Quand va-t-il donc cesser d’infliger sa sanglante recette du "bonheur" à tout un peuple qui n’en veut pas ?

Quand va-t-il donc cesser de faire se confronter nos policieres et nos manifestantes, les mettant en danger les unes comme les autres ?

Quand va-t-il cesser d’ abîmer notre pays en dévoyant ses gardiens de la paix, ses magistrates, ses institutions et sa constitution au profit seul de la clique de profiteures qui jouit de sa politique ?

La lutte doit continuer, le recul de la démocratie dans notre pays est une menace pour la liberté.