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Vous reprendrez bien un peu de démagogie ?
 Mis en ligne en février 2023
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Lorsque janvier tourne la page et que février pointe son nez, s’achève-t-il le temps des vœux, ou bien le bonheur et la réussite sans restriction jaillissent-ils ?

Devrons-nous encore patienter une autre année pour évaluer leur réalisation ou leur futilité, et relancer la machine à les produire ? Serait-ce le temps de l’attente ? Ou plutôt celui de l’action déterminée pour instaurer les conditions de leur concrétisation ?

Alors que pouvons-nous souhaiter ?

Commençons par le métier.

Après avoir pris une grande vague de froid sur les moyens du premier degré, avoir vu les négociations salariales s’empêtrer au ministère, avoir vu notre métier peiner comme jamais à recruter, ce mois de janvier a, une fois de plus, connu une annonce surprenante mais pas innocente de la part de notre ministre.
Nouvelle lubie pour masquer les carences lourdes de notre système : à la rentrée 2023, des professeures des écoles " volontaires " pourront intervenir en classe de 6e pour " favoriser la transition entre l’école et le collège et soutenir l’apprentissage des savoirs fondamentaux ". Supprimant au passage l’enseignement de la technologie pour ces élèves (c’est pas assez fondamental comme matière ?).
Il s’agit d’une des mesures du "pacte" sensé revaloriser la profession : travailler plus pour gagner plus.

Autrement dit les instits vont être invitées à venir au collège pour corriger, remédier à ce que l’école n’a pas réussi à faire. Nous avons une petite idée sur les raisons :
#manquedemoyens #démantelementdesrased

Pourquoi pas leur demander d’assurer les transports scolaires tant qu’ils y sont !

De l’argent aussi ?

Les négociations sur les augmentations de rémunération que le ministère persiste à appeler revalorisation ont donc commencé.
Les premières annonces confirment la tromperie de la promesse d’E. Macron : il n’y aura pas une augmentation de 10 % pour tous les personnels sans contreparties. 
Et en tout état de cause ces 10 % n’auraient même pas suffi pour compenser les pertes de pouvoir d’achat de ces 20 dernières années. Le ministère fait le choix de répartir la pénurie. Le choc d’attractivité n’aura pas lieu !

De plus, c’est à coup d’indemnités et d’heures supplémentaires et non par une revalorisation de la grille indiciaire que le ministère prétend opérer sa revalorisation « inédite » : en pleine mobilisation contre la réforme des retraites, ce choix est une véritable provocation !

Et la santé surtout !

Parce qu’ils/elles pourront bien travailler plus longtemps, si si ! C’est nécessaire, incontournable, in-dis-pen-sa-ble pour équilibrer le régime des retraites qui est notre bien commun… et patati et patata… Où est le progrès social là ? Ce projet de réforme est une véritable déclaration de guerre de la part du gouvernement, jusqu’à quand courbera-t-on l’échine ?

N’oublions pas que démocratie signifie gouvernement par le peuple et pour le peuple, la force du collectif n’a pas dit son dernier mot en ce début d’année où partout le refus de ce projet se fait entendre.

Sandra Tuffal