AESH : les nouvelles d’octobre 2019

Rentrée chaotique, réponses de l’administration, perspectives d’action

Publication : Octobre 2019

- Salaire décent et vrai métier : halte au mépris
- Conditions de travail correctes (déplacements et frais, emploi du temps, mutualisation…)
- Pour une vraie formation sur temps de travail

Mercredi a eu lieu un rassemblement AESH devant le rectorat. Nous étions une centaine. Il y avait des collègues AESH ainsi qu’une grosse délégation de l’EREA d’Eysines en grève depuis une semaine.
Nous avons été reçus par le rectorat en intersyndicale (SNUipp-FSU, SNES-FSU, CGT, SGEN-Cfdt et FO ). Nous avons porté l’ensemble de nos revendications sur le statut, le salaire, la reconnaissance du métier mais aussi des questions plus pratiques sur les contrats, le paiement des salaires, les PIALs et les nombreux problèmes de la rentrée.
Les réponses de l’administration sont bien-sûr insuffisantes et mis à part un aveu de faiblesse sur les couacs de la rentrée, ils ne proposent pas de réelles solutions pour améliorer le quotidien de ces collègues.

Sur le versement des salaires :

Sur les collègues non payé·es, les assistantes sociales ont identifié les dossiers les plus précaires pour des aides exceptionnelles (50 collègues concernés) en plus de l’acompte reçu aujourd’hui le 11 octobre de 80% du versement net.
On nous a aussi affirmé que la grille des salaires nationale sera appliquée avec rétroaction.

Sur la signature des contrats :


Pour les personnels qui ont été AED et qui ne pouvaient prétendre à une CDIsation à cause de période d’interruption de leur contrat, le rectorat a trouvé une Jurisprudence favorable qui prend en compte de la continuité des fonctions et non des contrats.
Le principe est acté grâce à la jurisprudence. Ils viennent de CDIser deux collègues en Gironde mais il doit y en avoir d’autres qui peuvent y prétendre.
A notre demande, une adresse à la profession sera faite pour donner une info claire et identique pour tout le monde sur les interlocuteurs de ces personnels.
Enfin, maintenant que les payes sont « réglées », les contrats vont arriver dans les établissements très rapidement.

Dans le Lot-et-Garonne

En CTSD à Agen le jeudi 10 octobre, la FSU47 a condamné fermement le fait que des personnes puissent prendre leurs fonctions dans l’Education Nationale sans contrat de travail. L’administration a admis que c’était un problème et a expliqué que sa demande aux directeurs·trices d’école de signer des PV d’installation était au-delà de ce que l’administration était en droit de faire, mais que c’était guidé par l’idée de débloquer les payes. Nous avons exigé que cela ne se reproduise plus. Cela a été admis.
L’organisation d’un stage AESH est en cours entre les organisations syndicales et le collectif des AESH. Plus d’information dans quelques semaines.

Et la suite ?

Une intersyndicale nationale a lieu le 15 octobre pour envisager des mobilisations sur l’ensemble du territoire.