CHSCT du 5 novembre 2020

Le nouveau protocole sanitaire renforcé a été un point important de ce CHSCT.

Publication : 8 novembre 2020


Après la lecture des déclarations liminaires, les organisations syndicales ont demandé le respect d’une minute de silence en hommage à Samuel Paty.

Déclaration liminaire FSU

À ce sujet, l’IA nous a informé que, dans la totalité des établissements, la minute de silence a été mise en place. Quelques rares propos inqualifiables ont été tenus par des élèves. Face à ces actes, l’administration s’est chargée de faire les signalements à la préfecture et au procureur. Le lendemain du signalement, toutes les personnes concernées ont été entendues par la gendarmerie et une protection physique a été mise en place pour certains personnels qui se sont sentis menacés.

 Port du masque pour les élèves

De même, l’IA n’acceptera pas que des parents refusent le masque alors que c’est une décision nationale : cela ne peut être accepté car ça laisse la porte ouverte à d’autres refus comme la remise en cause de certains points du programme. Pour l’IA, les parents doivent accepter le cadre que l’école impose car nous sommes dans un système institutionnel (à différencier de totalitaire).
Dans le cas d’une école où un parent a été menaçant,le secrétaire général est intervenu et a fait remonter le problème au niveau de la gendarmerie. Un rappel à la loi a été fait au père sur le fait qu’on ne peut pas parler n’importe comment à un enseignant. L’IA a affirmé qu’il n’hésiterait pas à mettre des parents en difficulté si leur comportement ou celui de leur enfant dépasse les limites.
La FSU a évoqué le cas d’une école où les enseignants se sentaient menacés par l’annonce d’une action collective menée par des parents.

 Port du masque pour les personnels

La FSU a dénoncé le fait qu’il n’y avait pas eu assez de masques distribués dans les circonscriptions. Certains personnels n’ont pas eu les masques tissus que doit leur fournir leur employeur. De même, les masques chirurgicaux n’ont pas été fournis en nombre suffisant pour les personnels vulnérables. La FSU a rappelé également que 2 masques par jour sont insuffisants quand il faut participer à des conseils d’école, des ESS, des équipes éducatives, des rencontres avec les municipalités, à des animations pédagogiques…
Bizarrement, quand il s’agit de fournir des masques, notre hiérarchie a tendance à oublier que notre métier ne consiste pas uniquement en un temps de présentiel devant élèves.
L’IA doit finalement faire passer le mot aux IEN de fournir les masques en nombre suffisant et de réapprovisionner les enseignants qui sollicitent des masques supplémentaires.
La FSU estime que ce rappel aux IEN n’est pas suffisant. Les IEN font avec ce que la DSDEN leur fournit. C’est à la DSDEN de stopper cette gestion des masques à flux tendu et de faire confiance aux enseignants dans la gestion de leurs masques !!!

 Problèmes de remplacement

Le brassage d’élèves doit être limité mais n’est pas interdit.
Si un enseignant n’est pas remplacé, il est donc possible de répartir les élèves dans les autres classes. Compte-tenu de la situation sanitaire, l’IA a affirmé que les équipes pouvaient proposer aux parents qui le pouvaient et qui le souhaitaient de garder les enfants. La FSU regrette que l’IA ne soit pas prêt à faire un écrit qui rende cette autorisation officielle et qui soulagerait les équipes.
En revanche, si un AESH n’est pas remplacé, les équipes ne sont pas autorisées à demander à ce que l’élève accompagné reste chez lui. Dans le cas où l’enfant ne peut être scolarisé sans un accompagnateur, l’IA demande à être informé au plus vite de la situation donc les équipes sont encouragées à contacter leur IEN et la DSDEN.

 Rencontre avec un représentant de l’ARS

Tout d’abord, le représentant ARS nous a présenté la situation épidémique au niveau départemental et régional.
Puis, il a fait un rappel des gestes barrières :
- amener son propre stylo, son propre matériel pour éviter le partage de matériel notamment quand on est personnel vulnérable (qui fournit ce matériel supplémentaire ?)
- à défaut, passer des lingettes sur le matériel collectif
- lavage des mains fréquent
- aération très importante des salles même si l’ouverture est petite
- masque chirurgical préférable au masque en tissu (tiens, tiens...)
- être vigilant lors des moments de pause sans masque qui sont les plus à risque : garder des distances, pas de contact prolongé. Pour la cantine, il conseille de diminuer la jauge, de manger en quinconce ou d’avoir toujours les mêmes élèves ensemble. La FSU s’interroge alors : est-ce que les collectivités territoriales ont été conseillées pour cette mise en place ? Les directeurs d’école sont souvent obligés d’aider les mairies à organiser ces temps dont ils ne sont pas responsables.
- être vigilant sur les moments entre le domicile et le travail notamment en cas de covoiturage (port du masque, éviter autant que possible les contacts avec le véhicule)

L’ARS nous rappelle les critères pour être un cas contact. Il faut un contact prolongé sans masque chirurgical ou sans masque avec la norme AFNOR ou avec un masque mal porté (sous le nez par exemple), sans distanciation.

Au vu de cet échange, les représentants des personnels font une fois de plus le constat que les donneurs d’ordres et de conseils ont des lacunes en ce qui concerne la réalité du terrain !

 Bilan dans les écoles

L’IA a présenté un bilan des contaminations dans les établissements scolaires. Il y a 9 cas COVID tout personnel confondu dont 5 enseignants. Sur 1800 enseignants 1erdegré, 1 PE contaminé.
Sur environ 2200 enseignants 2nd degré, 2 ou 3 contaminés.
Les enseignants sont beaucoup moins infectés par le virus.