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Mis en ligne ou actualisé le : jeudi 23 mai 2013

Les 25 mars et 22 avril derniers se sont tenues les 2 premières réunions du comité de suivi de la réforme des rythmes scolaires.

Cette commission est composée de représentants de la DSDEN, du Conseil Général, de la Préfecture, d’associations complémentaires de l’Éducation Nationale (Ligue de l’Enseignement, USEP...), de l’association des maires ruraux, d’élus de plusieurs communes, de la FCPE et des organisations syndicales représentatives des enseignants (SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO).

Comme on pouvait s’y attendre, et à l’image de la pseudo-concertation ministérielle de l’automne dernier, ce Comité de suivi ( mis en place à la demande du ministre) s’apparente plus à une vitrine alibi qu’à une véritable réflexion sur le réforme des rythmes scolaires.

Loin d’étudier les conditions d’application et les difficultés rencontrées sur le terrain, il n’y a été question que de grands discours généraux sur les bienfaits de la loi de refondation et de la réforme des rythmes.

La présentation faite par l’Administration ne fait que donner une version idyllique de la situation et énumérer les orientations de la nouvelle politique éducative : droit à l’éducation, projet éducatif global, promouvoir la co-éducation, mobiliser toutes les ressources du territoires, etc...

Mais derrière cette « propagande bienveillante », on ne peut qu’être inquiet sur les finalités et les modalités de mise en place de cette réforme.

Les informations données par le secrétaire général de la préfecture donnent un éclairage nouveau.
La gestion du fond d’amorçage ( terme peut-être emprunté à la pêche à la ligne dans l’optique de ferrer le poisson ?) de 250 millions d’euros pour les communes concernées pour la rentrée 2013 amène quelques interrogations.
Aucune garantie sur l’utilisation du budget de 50 euros par enfant n’est assurée car cette somme sera versée aux communes qui l’intégreront dans leur enveloppe globale de fonctionnement .
De plus, les communes devaient en faire la demande avant le 30 avril par courrier. Qu’en sera-t-il de celles qui n’auront pas fait leur demande dans les temps ? Et comment sont-elles informées de ce délai ?

Il est également précisé que le dispositif d’Emplois Avenir peut permettre de disposer de personnels pour l’encadrement des PEDT. Mais avec quelles qualifications, quelle formation ?

Annonce est même faite que cette organisation peut même être facilitée par les mesures d’exonérations de taxe salariale pour les associations qui embaucheraient des nouveaux personnels (en premier lieu ceux cités avant bien sûr !)

Plus largement, on voit transparaître de façon pernicieuse certaines orientations bien plus dangereuses pour l’avenir du Service Public d’Éducation.

Les remarques de la part des représentants de l’Administration sur la nécessité de réfléchir à un nouveau statut administratif des écoles et des directeurs en est un exemple flagrant.

Tout comme l’est la remarque formulée par le représentant du Conseil général sur la pertinence de transférer la compétence scolaire aux collectivités territoriales en lieu et place des communes...

C’est dans le cadre de la nouvelle politique éducative que s’inscrivent les PEDT. Ceux-ci sont même présentés comme étant en lien étroit avec le socle commun de compétences...
Les PEDT concernant en premier lieu des activités sportives et culturelles, on voit bien là le possible danger de « faire glisser » certaines compétences du scolaire vers l’extra-scolaire.

Que dire bien sûr des disparités que cela va engendrer entre les différentes communes, creusant encore plus les inégalités ? [...]

Jean-Claude Soret
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