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Conseil de cycle 3 : l’usine à gaz !


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Mis en ligne ou actualisé le : jeudi 1er juin 2017

Un an après la mise en place du nouveau cycle 3, l’usine à gaz est en train de nous asphyxier ! Associé à la mise en place d’un conseil écoles-collège, ce dispositif était censé faire le pont entre les écoles et les collèges.

Mais aujourd’hui, entre les CC3, les CEC, les liaisons écoles-collège, tout semble prétexte à alourdir encore la charge de travail des enseignant-es ainsi que celle des directrices et des directeurs.

Les réunions ont si peu de sens que l’on subit le même ordre du jour, avec les mêmes documents et les mêmes questions que pour la réunion de l’année précédente.
Les dispositifs d’évaluation des élèves s’empilent sans logique !

Un collège va jusqu’à vouloir imposer aux enseignant-es de CM, en plus du livret scolaire, deux outils d’évaluations différents avec chacun ses propres items (minimum 70) et son propre système de codage (boules de couleur d’un côté, et 1, 2,3, 4 de l’autre).
Et pour le burn out, on coche quelle case ? On met combien de boules et de quelles couleurs ?

La main mise des directions des collèges est flagrante, la réalité des écoles primaires est niée, et l’écoute des enseignant-es est inexistante.
Aucune harmonisation départementale, pas même par circonscription.

Les enseignant-es du collège subissent tout autant que nous ces injonctions et partagent la plupart de nos doutes, de nos incompréhensions et notre ras-le-bol.
Nous nous heurtons à des attentes institutionnelles locales trop administratives et trop dirigistes.

Quels sont les collèges dans lesquels ces nouvelles instances se sont mises en place en partant des réels besoins des enseignant-es ?
Où a-t-on donné la parole aux enseignant-es pour entendre leur avis sur la liaison CM2-6ème, puis leurs questions, leurs doutes et leurs propositions sur le fonctionnement de ce nouveau conseil ?

Nous sommes bien loin du conseil écoles-collège qui devait être au service de projets pédagogiques élaborés librement par les enseignant-es et ce, pour une meilleure réussite des élèves.

Nous sommes face à une superstructure administrative qui prive les conseils des maîtres de leurs prérogatives pédagogiques.

Il est vrai que l’absence de réelle concertation est bien utile pour tenter d’imposer diverses paperasses chronophages et bien trop souvent inutiles.
Et que fait notre administration face à cette négation de notre fonctionnement et de notre identité premier degré ?

Le SNUipp-FSU 47 interpellera l’Inspecteur d’Académie sur la mise en place de ce cycle 3 et des instances qui en découlent, notamment pour dénoncer la surcharge de travail et les incohérences pédagogiques que l’on tente de nous imposer.