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Avec la crise sanitaire, les salarié-es ont plus que jamais besoin d’une inspection du travail qui les protège


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Mis en ligne ou actualisé le : mercredi 22 avril 2020

Communiqué de presse intersyndical de la CGT, de la FSU et de Solidaire

Un inspecteur du travail a été suspendu de ses fonctions, en attendant le lancement d’une procédure disciplinaire, pour avoir usé d’une procédure visant à contraindre un employeur du secteur de l’aide à domicile à revoir ses mesures de prévention du risque lié au Covid 19.

Depuis le début de la crise sanitaire, le Ministère du travail joue à contre-emploi. Au lieu de veiller à ce que les salarié-es soient protégé-es au maximum des risques biologiques liés à l’épidémie de Covid 19, au lieu d’aider les agent-es de l’inspection du travail à exercer leurs missions de contrôle et de conseil au plus près des situations de travail, il multiplie les obstacles à leur encontre.

Des instructions visent à soumettre toute intervention de l’inspection du travail à une autorisation préalable. Des pressions hiérarchiques ont été exercées visant à limiter l’usage des procédures de droit. En outre, on constate l’absence de mise à disposition généralisée d’équipements de protection individuelle adaptés pour les agent-es de contrôle. Comme si le but était une inspection du travail confinée.

Dans cette période dramatique de crise sanitaire, la société française a besoin de règles précises et effectives,visant à protéger la santé et la vie de celles et ceux qui assurent au quotidien la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation. Indissolublement, les citoyennes et citoyens ont besoin de services d’inspection du travail mis en mesure d’en contrôler le respect, hors de tout soupçon d’instrumentalisation politique.

Il est urgent de stopper cette procédure indigne à l’égard d’un agent qui ne fait qu’accomplir ses missions, conformément aux principes des conventions de l’Organisation Internationale du Travail.De même que nous demandons de revenir à des règles et à des moyens de fonctionnement de l’inspection du travail dignes d’un pays dit développé et de la signature par la France desdites conventions.