Communiqué intersyndical (02/10) :
Les revendications lycéennes sont légitimes, nous les soutenons, le gouvernement doit y répondre !
Les lycéennes et les lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours contre leurs mauvaises conditions d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, professeures non remplacées, emploi du temps intenables…
Leurs revendications sont légitimes, nous les soutenons d’autant plus qu’elles sont au cœur de nos mobilisations dénonçant le manque de moyens depuis plusieurs années.
Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale conscients que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé sciemment les principes de l’École de la République.
En réponse aux lycéennes et les lycéens qui dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, le gouvernement ne répond que par une demande de retour au calme et par l’intervention des forces de l’ordre.
Les témoignages d’élèves blessées, violentées, menacées sont chaque jour plus nombreux. C’est inacceptable !
Si élèves et personnels doivent être protégés, nul ne justifie qu’ils deviennent la cible des interventions policières.
La FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’action, SUD Éducation condamnent fermement ces réponses qui confirme que ce gouvernement ne sait répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse.
Nous demandons l’abandon de toutes sanctions et poursuites liées au seul fait de participer aux mobilisations. Nous exprimons notre solidarité avec les collègues blessés ou pris pur cible dans l’exercice de leur mission.
Le soutien à cette mobilisation est indissociable du respect des personnels. Nous condamnons ces menaces et agressions.
Il faut faire cesser toutes les violence là où elles se sont installées.
Les revendications des élèves doivent pouvoir s’exprimer, être écoutées et entendues à tous les niveaux.
Nous ne transigerons pas sur le respect des droits de nos élèves et sur l’effectivité de la démocratie lycéenne. Elle ne peut être un simple concept désincarné, cantonné aux salles de cours.
Dans ce contexte et dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations appellent à soutenir et entendre les revendications lycéennes pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité, notamment à l’occasion de la journée annoncée du mardi 06 octobre.
Nous appelons les collègues à se saisir des possibilités de mobilisations le 6 octobre, y compris par la grève.
Nos organisations se reverront la semaine prochaine pour faire le point sur la situation, les réponses du gouvernement aux revendications qui s’expriment et décider des suites
Paris, le 2/10/2026
Communiqué du SNUipp (02/10) :
Depuis la semaine dernière, partout en France, lycéen⋅nes et étudiant⋅es se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils étudient : manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe, emplois du temps intenables, poursuite d’études entravée…
Des revendications qui rejoignent celles des personnels à tous les niveaux du système éducatif et qui sont la conséquence directe de la politique éducative des différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Les violences doivent cesser
Face à cette légitime mobilisation, le gouvernement fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et placements en garde à vue. Une réponse scandaleuse qui abîme encore davantage la confiance de la jeunesse envers la démocratie.La FSU-SNUipp condamne cette dérive autoritaire. Elle apporte tout son soutien aux jeunes et aux personnels blessés.
Les violences doivent cesser et les jeunes doivent pouvoir exprimer leurs revendications sans entrave et dans un cadre démocratique pacifié garantissant leur droit à manifester.
Soutenir la mobilisation
La FSU-SNUipp se tient aux côtés des syndicats FSU des personnels enseignants et non enseignants du second degré et du supérieur, en première ligne pour accompagner les jeunes et les protéger de la répression. Elle appelle les personnels des écoles à soutenir la mobilisation des lycéennes et des étudiantes.
Communiqué de la FSU (01/10) :
Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejointes ces derniers jours par les étudiantes. A Rennes, Marne-la-Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Rouen… certains campus ont d’ores et déjà été fermés.
Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe ou d’étudiant⋅es par groupes de TD, emplois du temps intenables, accès toujours plus difficile, voire rendu impossible, aux études supérieures, hausse des frais d’inscription … leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient. Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables et du manque de places dans les formations supérieures publiques, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.
La FSU condamne fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéennes et étudiantes aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.
La FSU apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.
Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’École et l’université forment des futures citoyennes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir…. La FSU se tient donc aux côtés des lycéennes et des étudiantes, pose un préavis de grève sur toute la période et appelle les personnels de l’éducation à accompagner ces élèves et étudiantes, et à les protéger de la répression.
Dans les prochains jours, la FSU fera le bilan de cette semaine et proposera des suites rapides pour les personnels dès la semaine prochaine y compris par la grève.
Après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation, le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante et face aux conséquences du nouveau budget d’austérité, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur.
Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.
Bagnolet, le 1er octobre 2026.
