LES PREMIÈRES ANNONCES SUR LE BUDGET 2027 ATTAQUENT DE NOUVEAU LES RETRAITÉES
Le 12 août, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, déclarait sur France Inter : « il faut regarder ces histoires d’indexation à l’inflation pour faire des économies ».
Un gel total des pensions rapporterait environ 3,6 milliards d’euros, une indexation complète en coûterait environ 6, un choix assumé par le gouvernement et Bercy leur évitant de chercher des recettes et des économies ailleurs.
Quid des grandes fortunes, de la contribution des multinationales qui engrangent des profits records ou encore des holdings qui logent leur patrimoine dans des niches fiscales sur mesure ?
Les salaires des fonctionnaires, la politique familiale, le logement social et les aides aux collectivités sont aussi dans le viseur.
Des choix potentiels qui accentueront la dégradation des services publics et menaceront l’emploi et le pouvoir d’achat des classes précaires et moyennes.
Le gouvernement réfléchirait à n’impacter que les pensions au-dessus de 2 000 € ou 3 000 €. Peut-on y croire ? Faut-il l’accepter ?
Le faire serait renoncer à corréler le montant des pensions aux droits acquis pendant les périodes d’activité.
Les retraitées ne resteront pas les bras ballants et seront mobilisées dès le 29 septembre aux côtés des enseignantes et AESH puis, en octobre devant l’AGIRC-ARRCO à Paris et dans les départements et mi-novembre pour une action nationale
Maryse Lecat, 24 août 2026