Des moyens, les pompieres en réclamaient, et cela, bien avant les méga-feux. Refusant d’être nommées des héros, ils et elles sont bien réelles et en colère, font grève et appellent à rejoindre la mobilisation du 29 septembre.
Cet été a été marqué par cinq vagues de chaleur, responsables au 19 août de 7300 morts "en excès". Comme il reste encore des climato-sceptiques, pour qui il a toujours fait chaud, voici une petite statistique à leur destination dont vous pourrez vous servir dans vos prochains repas de famille : sur les 54 vagues de chaleurs recensées depuis 1947, la moitié a eu lieu à partir de 2010.
Les catastrophes climatiques se sont enchaînées cet été : tornade à Laffitte et ailleurs, foudre qui s’abat ici et là, épisodes de grêle… Une catastrophe pour les récoltes au moment où est promulguée la loi d’urgence agricole qui réintroduit deux pesticides auparavant interdits.
Nos gouvernantes sont dans le déni. L’urgence pour nos dirigeantes reste de perpétuer le modèle économique et de politique agricole qui nous mène dans le mur et condamne l’avenir de nos enfants et petits-enfants.
Le gouvernement est encore dans le déni quand on évoque le manque de préparation qui est la marque de fabrique des quinquennats Macron. Il fait la sourde oreille, utilise la provocation. Avec, à sa tête, notre Président, pyromane du social, qui fait taire la colère des habitantes du Porge victimes des incendies, répétant à tue-tête que ce n’est pas « le temps de la polémique ». Quoi de plus violent que de délégitimer une souffrance réelle ?
Et, pendant ce temps-là, il n’y a pas que les sols qui s’assèchent…
Les esprits aussi, hélas.
Saluts nazis devant le musée de la résistance et de la déportation à Besançon. Saluts nazis devant une synagogue à Sarcelles, etc.
Mais la montée de l’extrême droite n’existe pas… Jusqu’où va l’arc républicain cher à Macron ?
Devant tant d’incompétence, et à l’approche des débats concernant le budget 2027, c’est au tour des enseignantes de se retrouver sous le feu des critiques. Voilà qu’à l’approche de la rentrée sort dans la presse une étude qui fait état d’un salaire net moyen de 3090€…
Où se cachent-ils ces euros ?
S’il y a une urgence, c’est bien de ralentir. À l’heure de la rentrée et des évaluations nationales qui approchent, où notre pratique nous est dictée, où nos formations sont pilotées, il est temps de prendre du recul et de regarder la Finlande par exemple : les enfants n’ont pas de notation avant 11 ans. Réussissent-ils moins bien à l’école ?
La FSU-SNUipp 47 défend la profession devant des conditions de travail toujours plus dégradées. Nous sommes attaquées et c’est par le collectif que nous demeurerons des enseignantes concepteurices. C’est ensemble que nous pourrons lutter. On se donne rendez-vous pour une rentrée dans l’action le 29 septembre.
Guillaume Arruat
Feu à nos forêts, à nos pompiers délaissés.
Mis en ligne le 28 août 2026