Se mettre en grève
Pour pouvoir se mettre en grève rapidement : nous vous proposons d’effectuer une déclaration d’intention de grève à dates multiples (voir ci-dessus).
La DSDEN47 souhaite imposer une procédure dématérialisée, via la plateforme Colibri. Pour effectuer une déclaration multi-dates, il faudait aller au bout de la procédure pour une date puis cliquer sur le lien : « déclarer une autre date ». Et ceci pour toutes les dates proposées.
Si pour des raisons techniques, cela ne vous est pas possible, vous pouvez envoyer, après enregistrement, la déclaration ci-dessus.
L’administration a menacé de sanctions, dans le COEE n°6965 du 24/09/26. En cas de problème, contactez la FSU-SNUipp47.
Journée d’actions du 13 octobre
L’appel intersyndical
Le 13 octobre, mobilisons-nous pour nos revendications et l’avenir de l’École !
Depuis plusieurs semaines, les lycéennes et les lycéens se mobilisent contre leurs mauvaises conditions d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, manque de personnels et remplacements non assurés, emplois du temps intenables…
Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale, conscientes que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé les principes de l’École de la République.
En dépit de mobilisations puissantes, comme celle du 6 octobre, le gouvernement n’a toujours pas répondu aux attentes des lycéennes et des lycéens. Sébastien Lecornu n’a rien annoncé de concret le 7 octobre.
Les revendications lycéennes sont pourtant légitimes. Elles rejoignent en partie celles que nous avons portées dans de nombreuses mobilisations ces dernières années. Nous continuons donc de les soutenir.
Le mouvement social est aujourd’hui en position de force.
Tout en étant toujours aux côtés des lycéennes et des lycéens mobilisés, nous appelons désormais aussi les personnels à se mobiliser sur la base de nos revendications : annulation des suppressions d’emplois prévues au budget 2027 et création des postes nécessaires, augmentation des salaires sans contreparties, amélioration des conditions de travail pour l’ensemble des personnels, plan de titularisation des non-titulaires, grille de rémunération nationale pour les AED, création d’un statut pour les AESH, plan de rénovation du bâti scolaire.
Pour obtenir des réponses concrètes, dans la continuité de notre appel du 29 septembre et de notre appui aux mobilisations lycéennes, la FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’action et SUD Éducation appellent les personnels à se mobiliser le mardi 13 octobre, en particulier par la grève.
Nos organisations se reverront rapidement pour faire le bilan de cette journée et discuter des suites.
Paris, le 9/10/2026
L’appel de la FSU
Pour l’éducation, pour nos métiers, pour nos salaires
Pour une école émancipatrice
Aux côtés des lycéennes et des étudiantes
Depuis plusieurs semaines les lycéennes et les étudiantes sont mobilisées pour exiger des moyens pour améliorer leurs conditions d’étude : moins d’élèves par classe et d’étudiantes par groupe de TD, plus d’enseignantes et des équipes pluriprofessionnelles au complet, des bâtiments dignes et adaptés au changement climatique, l’abrogation de Parcoursup et plus de places à l’université. La journée du 8 octobre fait de nouveau la démonstration de leur détermination.
Depuis le début de leur mobilisation, la FSU est à leur côté devant les lycées, dans les universités, dans les rassemblements et manifestations pour les soutenir et imposer le respect de leur droit à manifester pacifiquement, sans être confrontées à la violence et à la répression policière.
Leurs revendications rejoignent en grande partie celles que nous portons dans nos propres mobilisations depuis des années. Elles sont la conséquence de choix politiques et budgétaires qui ont affaibli le service public d’éducation : suppressions de postes, réforme du lycée, du bac et de l’accès aux universités, recentrage sur les « fondamentaux », pilotage du système par les évaluations, développement de l’emploi contractuel au détriment de l’emploi statutaire, et paupérisation des personnels par le gel sans cesse reconduit de la valeur du point d’indice, qui ne cesse d’aggraver la crise des recrutements.
Le 29 septembre, les personnels de la fonction publique se sont mobilisés massivement pour l’augmentation de leurs rémunérations, la revalorisation de leurs carrières, le dégel du point d’indice et son indexation sur l’inflation, ainsi que pour défendre et renforcer les services publics.
Tout montre que le gouvernement est en position de faiblesse et que le mouvement social est en position de force. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour ouvrir des perspectives de victoires. Après avoir été en soutien du mouvement lycéen, en étant à leurs côtés, la FSU appelle les personnels à s’engager pleinement dans cette mobilisation.
Alors que s’engage le débat budgétaire pour 2027, il est urgent d’amplifier la mobilisation pour porter nos revendications et exiger d’autres choix pour la jeunesse :
- l’annulation des suppressions de postes dans l’éducation nationale annoncées dans le projet de budget 2027 et une loi de programmation pour recréer les emplois supprimés et créer les emplois nécessaires
- l’annulation des suppressions d’emploi dans les universités
- la baisse du nombre d’élèves par classe et d’étudiantes en groupe de TD
- un plan de financement du bâti scolaire à hauteur de 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans
- l’abrogation de Parcoursup et l’ouverture de places en nombre suffisant dans les universités
- le recrutement d’AESH en nombre suffisant et la création d’un statut de catégorie B
- un cadre serein d’apprentissage de savoirs émancipateurs et ambitieux pour toutes et tous
- l’augmentation de 20 % de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation, et des mesures d’égalité salariale entre les femmes et les hommes
L’appel du SNUipp
Journée d’actions du 06 octobre
Communiqué intersyndical (02/10)
Les revendications lycéennes sont légitimes, nous les soutenons, le gouvernement doit y répondre !
Les lycéennes et les lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours contre leurs mauvaises conditions d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, professeures non remplacées, emploi du temps intenables…
Leurs revendications sont légitimes, nous les soutenons d’autant plus qu’elles sont au cœur de nos mobilisations dénonçant le manque de moyens depuis plusieurs années.
Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale conscients que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé sciemment les principes de l’École de la République.
En réponse aux lycéennes et les lycéens qui dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, le gouvernement ne répond que par une demande de retour au calme et par l’intervention des forces de l’ordre.
Les témoignages d’élèves blessées, violentées, menacées sont chaque jour plus nombreux. C’est inacceptable !
Si élèves et personnels doivent être protégés, nul ne justifie qu’ils deviennent la cible des interventions policières.
La FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, la CGT Educ’action, SUD Éducation condamnent fermement ces réponses qui confirme que ce gouvernement ne sait répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse.
Nous demandons l’abandon de toutes sanctions et poursuites liées au seul fait de participer aux mobilisations. Nous exprimons notre solidarité avec les collègues blessés ou pris pur cible dans l’exercice de leur mission.
Le soutien à cette mobilisation est indissociable du respect des personnels. Nous condamnons ces menaces et agressions.
Il faut faire cesser toutes les violence là où elles se sont installées.
Les revendications des élèves doivent pouvoir s’exprimer, être écoutées et entendues à tous les niveaux.
Nous ne transigerons pas sur le respect des droits de nos élèves et sur l’effectivité de la démocratie lycéenne. Elle ne peut être un simple concept désincarné, cantonné aux salles de cours.
Dans ce contexte et dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations appellent à soutenir et entendre les revendications lycéennes pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité, notamment à l’occasion de la journée annoncée du mardi 06 octobre.
Nous appelons les collègues à se saisir des possibilités de mobilisations le 6 octobre, y compris par la grève.
Nos organisations se reverront la semaine prochaine pour faire le point sur la situation, les réponses du gouvernement aux revendications qui s’expriment et décider des suites
Paris, le 2/10/2026
Communiqué du SNUipp (02/10)
Depuis la semaine dernière, partout en France, lycéen⋅nes et étudiant⋅es se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils étudient : manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe, emplois du temps intenables, poursuite d’études entravée…
Des revendications qui rejoignent celles des personnels à tous les niveaux du système éducatif et qui sont la conséquence directe de la politique éducative des différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Les violences doivent cesser
Face à cette légitime mobilisation, le gouvernement fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et placements en garde à vue. Une réponse scandaleuse qui abîme encore davantage la confiance de la jeunesse envers la démocratie.La FSU-SNUipp condamne cette dérive autoritaire. Elle apporte tout son soutien aux jeunes et aux personnels blessés.
Les violences doivent cesser et les jeunes doivent pouvoir exprimer leurs revendications sans entrave et dans un cadre démocratique pacifié garantissant leur droit à manifester.
Soutenir la mobilisation
La FSU-SNUipp se tient aux côtés des syndicats FSU des personnels enseignants et non enseignants du second degré et du supérieur, en première ligne pour accompagner les jeunes et les protéger de la répression. Elle appelle les personnels des écoles à soutenir la mobilisation des lycéennes et des étudiantes.
Communiqué de la FSU (01/10)
Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejointes ces derniers jours par les étudiantes. A Rennes, Marne-la-Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Rouen… certains campus ont d’ores et déjà été fermés.
Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’élèves par classe ou d’étudiant⋅es par groupes de TD, emplois du temps intenables, accès toujours plus difficile, voire rendu impossible, aux études supérieures, hausse des frais d’inscription … leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient. Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables et du manque de places dans les formations supérieures publiques, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.
La FSU condamne fermement cette réponse qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéennes et étudiantes aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.
La FSU apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.
Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée. Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’École et l’université forment des futures citoyennes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir…. La FSU se tient donc aux côtés des lycéennes et des étudiantes, pose un préavis de grève sur toute la période et appelle les personnels de l’éducation à accompagner ces élèves et étudiantes, et à les protéger de la répression.
Dans les prochains jours, la FSU fera le bilan de cette semaine et proposera des suites rapides pour les personnels dès la semaine prochaine y compris par la grève.
Après la réussite de la grève du 29 septembre dans l’éducation, le début d’une mobilisation lycéenne et étudiante et face aux conséquences du nouveau budget d’austérité, la FSU met en débat la construction de nouvelles mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur.
Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques. Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.
Bagnolet, le 1er octobre 2026.
