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« Choc des savoirs » : mesures et calendrier
 Mis en ligne en décembre 2023
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La FSU a participé à une multilatérale « Choc des savoirs » à la Dgesco le 19/12/2023. L’ordre du jour était le suivant :
- Retour sur les principales mesures du choc des savoirs annoncé par le ministre.
- Calendrier prévisionnel des concertations et travaux de mise en œuvre.

Lors de cette réunion de 2h, seules les mesures du « choc des savoirs » qui seront mises en œuvre à la rentrée 2024, ont pu être abordées.

En préambule, la FSU a rappelé que les mesures annoncées relèvent d’un modèle passéiste qui assigne les élèves à leur condition sociale. Groupes de niveaux, caporalisation du métier des PE, labellisation des manuels …etc : les décisions prises vont alimenter les fractures sociales, cette orientation, qui révèle un réel problème démocratique, est dangereuse.

Les mesures pour le 1er degré :

Évaluations nationales :

Généralisation des évaluations nationales standardisées pour tous les niveaux de classe du CP à la seconde.
Aucun débat n’a pu avoir lieu : c’est avec la profession que nous devrons le construire. La FSU-SNUipp a proposé aux autres OS une intersyndicale sur ce sujet le 11 janvier.

Révision des programmes pour une utilisation dès la rentrée 2024 de la maternelle et du cycle 2 et ce pour toutes les disciplines :

La FSU-SNUipp est intervenue pour dénoncer une énième révision des programmes, sans aucun bilan des précédents, alors que ceux de la maternelle ont été revus en 2021 et que des ajustements importants ont été faits en 2018 pour ceux de l’élémentaire. De plus, le temps très court donné au CSP, puisque les nouveaux programmes devront être votés en CSE (conseil supérieur de l’Education) au printemps 2024, ne favorisera pas une concertation avec les OS et sera préjudiciable aux modifications. Par ailleurs, aucun bilan n’a été fait des programmes actuels.
Pour la FSU-SNUipp, il est mensonger d’affirmer que de nouveaux programmes seront élaborés en considération de l’ensemble des enjeux dans un laps de temps aussi restreint.
D’après le Dgesco, pour les programmes les plus récents, seules des remises à plat seront faites. Par contre les programmes de langue et nombre pour la maternelle et ceux de français et de mathématiques pour le cycle 2 feront l’objet d’une attention particulière en articulation avec la révision du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Labellisation des manuels :

Le ministère confirme qu’une labellisation des manuels pour l’ensemble des disciplines sera déployée au long cours du CP à la terminale, à la rentrée 2024 en CP en lecture. Une procédure est en cours d’élaboration dont la rédaction d’un cahier des charges.
La FSU a fait un rappel historique du cadre de la triple liberté, fixé par Ferry et Buisson en 1880 : liberté de produire (pour les maisons d’édition), de choisir et d’utiliser (pour les enseignantes). Ce cadre n’a été interrompu que par le régime de Vichy en 1940 (liste de livres “exclusivement autorisés”). La labellisation des manuels vise à empêcher les enseignantes de choisir leurs outils pédagogiques comme c’est déjà le cas dans les DROM à Mayotte et en Guyane notamment. Cependant, le dossier de presse ministériel précise que la liberté pédagogique des enseignantes serait bien respectée, il y a donc une opposition entre les deux. Qu’en est-il réellement ? Enfin, comment des manuels pourraient-ils être labellisés à partir de programmes non encore écrits ?

Redoublement :

La publication d’un décret est nécessaire pour que le redoublement puisse être imposé par les enseignantes dès la fin d’année scolaire 2023-2024.

De toutes ces mesures, qui n’ont aucun fondement de réflexion commune avec nous, les enseignantes, avec les chercheurs et chercheuses non estampillées : "Conformes à l’idéologie", nous n’avons rien à attendre de bon, ni pour nos élèves, ni pour nos métiers.