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Droit à l’avortement
Manifestations le 28 septembre
 Mis en ligne en septembre 2023
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Appel du collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ».
Appel intersyndical : CGT-Éduc’Action ; FSU ; UNSA-Éducation ; SGEN-CFDT ; SUD-Éducation.

Pour Agen : Rassemblement le jeudi 28 septembre 17h30, devant le Florida.


Le 28 septembre est la journée internationale pour le droit à l’avortement.

Il y a un an, la Cour Suprême des États Unis portait un coup redoutable contre ce droit fondamental. En Europe, Malte et Andorre interdisent totalement l’IVG. En Pologne et en Hongrie, les restrictions majeures confinent à l’interdiction. En Italie et en Espagne, l’application de la loi est considérablement entravée par des professionnel-le-s, s’abritant derrière leur clause de conscience, ou par les moyens restreints alloués aux systèmes de soins.
De nombreux pays dits démocratiques, poussés par la progression des extrêmes droites, se désengagent de ce droit fondamental pour les femmes. De fait, ils désagrègent les démocraties.
Le 28 septembre, nous afficherons haut et fort notre solidarité avec toutes les femmes du monde et en particulier celles des pays qui interdisent totalement ou partiellement le droit à l’avortement !
Nous affirmerons que les extrêmes droites sont partout un danger immédiat pour les femmes et les droits humains
En France, le respect des droits des femmes exige de la part du gouvernement, non des discours emphatiques, des effets de manche ou des postures, mais des actes constructifs et des budgets conséquents.
Nous réclamons :

  • L’inscription réellement protectrice du droit à l’avortement dans la Constitution française et dans la Charte européenne des droits fondamentaux pour que ce droit des femmes partout en Europe soit respecté et garanti,
  • La parution des décrets d’application de la loi Gaillot de février 2022 permettant aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales,
  • Des choix politiques qui augmentent les budgets pour la santé.

Le 28 septembre, nous descendrons dans la rue partout en France pour exiger aussi :

  • l’accès aux soins pour toutes sur tous les territoires avec la réouverture des CIVG fermés, des maternités et hôpitaux de proximité,
  • une politique publique de production des médicaments essentiels, de premier recours, incluant les produits nécessaires à l’IVG, pour éviter toute pénurie et rupture d’accès aux soins.
    Cela passe par la création d’établissements pharmaceutiques nationaux et européens avec financement public qui produiront, diffuseront les médicaments et géreront la constitution des stocks ainsi que leur maintien,
  • la disparition de la double clause de conscience spécifique à l’IVG,
  • la garantie pour les femmes du choix des méthodes pour l’IVG et la contraception,
  • des campagnes publiques d’informations sur les droits sexuels et reproductifs ainsi que les séances d’éducations à la vie affective et sexuelle en milieu scolaire prévues par la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception,
  • la pénalisation des activistes anti-lVG et la dissolution de leurs associations qui vont à l’encontre des droits des femmes et fragilisent la démocratie.

Le Collectif « Avortement en Europe, les femmes décident » [1] appelle à manifester le 28 septembre partout en France pour défendre le droit à l’avortement.

IVG : inscrire ce droit dans la constitution et le rendre effectif pour toutes !

Nos organisations syndicales militent depuis de nombreuses années pour que toutes les personnes, qui le souhaitent, puissent avoir accès à l’avortement quelque soit leur lieu de vie. Le droit à l’avortement n’est pas acquis dans tous les pays et parfois menacé. En Europe, la Pologne, Malte, Andorre, Monaco interdisent toujours l’avortement et la situation en Italie ou en Hongrie demeure inquiétante. Aux États-Unis, la Cour Suprême a abrogé le droit constitutionnel à l’avortement laissant le choix aux états de le mettre en œuvre ou non. 26 États l’autorisent encore alors que les autres l’ont interdit, restreint ou fragilisé. Les femmes d’Amérique latine luttent pour arracher ce droit et l’obtenir comme en Argentine et en Colombie. En Afrique et au Moyen-Orient,l’avortement est totalement interdit ou très restrictif.

En France, si le droit à l’IVG existe, son plein exercice n’est pas garanti. En 2023, 223 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été enregistrées pour toutes mais chaque année 5 000 femmes sont contraintes d’aller avorter à l’étranger parce que les conditions nécessaires ne sont pas réunies dans le pays : fermeture de centres d’interruption volontaire de grossesse, périodes de pénuries de pilules abortives, la double cause de conscience qui permet à certains médecins de refuser de pratiquer l’avortement et les délais plus restrictifs que dans d’autres pays européens.
A l’école, les filles doivent pouvoir bénéficier d’un accès aux informations relatives sur la contraception et l’IVG et d’une orientation rapide si besoin. Faute de personnels de santé scolaire suffisants ou d’éloignement des d’établissements scolaires des centres d’IVG ou d’associations d’aide , le parcours peut devenir très vite compliqué.
Il y a urgence à mettre en place des équipes pluridisciplinaires complètes dans tous les établissements scolaires. Il y a aussi urgence à renforcer le service public hospitalier pour que toutes les femmes puissent activer ce droit donc accéder à l’avortement sur l’ensemble du territoire.

Nos organisations revendiquent l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française et revendiquent également que ce droit soit inscrit
dans la Charte Européenne des droits fondamentaux.

Nos organisations appellent à rejoindre les manifestations organisées le 28 septembre
Pour le droit à l’avortement, nous revendiquons que :

  • La clause de conscience spécifique des professionnelles de santé soit supprimée de la loi ;
  • La loi de constitutionnalisation du droit à l’avortement le garantisse à toutes ;
  • La production des pilules abortives soit garantie afin d’empêcher toute pénurie et garantir l’accès à l’IVG ;
  • Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles sur tous les territoires ;
  • Des campagnes d’information tous publics sont nécessaires pour pouvoir en parler librement sans tabou ni jugement ;
  • Tous les moyens contraceptifs doivent faire l’objet d’un remboursement intégral, pour que toutes et tous ; puissent choisir celui qui leur convient ;
  • Une éducation aux sexualités doit être prodiguée à toutes et à tous ;
  • Des équipes pluridisciplinaires complètes dans chaque établissement ;
  • Au plan international, l’avortement doit être légalisé dans tous les pays.

Nos organisations s’opposent à toute menace qui vise à remettre en question le droit à l’avortement, comme tout autre droit, des personnes, femmes, hommes, minorités de genre. Elles dénoncent les dangers des extrêmes-droites et des conservateurs quant aux menaces qu’ils représentent pour ces droits.